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Galerie à fictions de Venise

le Mar 26 Juil - 16:46
Ouais, j'ai la grosse flemme d'écrire mes fictions en une par une alors je regrouperai toutes mes FanFics ici =|
... Comment ça ma présentation est courte ?
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Re: Galerie à fictions de Venise

le Mar 16 Aoû - 15:20
Un OS, juste pour m'amuser. Il reprend le shipping Glacia/Kuraï, en très court.
Ah, aussi, en très romantique. Pour dire, c'est le genre d'OS qu'on lit quand on habite dans un monde où tout est fait de bonbons, où les étoiles sont en guimauve, les rivières en chocolat, les maisons en pain d'épices et où de charmants petits lapins vagabondent gaiement. Vous voyez le tableau ? Aie...

KURAI

Spoiler:
    Kuraï.
    Kuraï !
    Kuraï…


    C’est un prénom si peu commun. Il n’appartient qu’à une seule personne. Et elle sait à qu’il appartient.
    Un homme, une beauté sauvage.

    Kuraï… !

    « 悲観的な »

    Kuraï !


    Glacia le regarde. Elle ne pense qu’à lui. Il ne pense pas à elle. Elle ignore ce détail.
    Elle aime ce prénom.

    Kuraï.

    « 悲観的な »

    Oh mon Dieu, qu’il est beau ainsi. Elle aime cet homme, au nom si particulier.

    Kuraï…

    Il s’approche d’elle. Elle sent son souffle sur son visage. Ils se noient chacun dans le regard de l’autre.

    Kuraï ?


    Elle n’arrive plus à songer à autre chose. Doucement, elle passe sa main derrière sa nuque. Personne ne les regarde, ils sont seuls sous les yeux de la nuit, unique témoin de la scène.

    … Oh, Kuraï.

    Elle pose ses lèvres sur les siennes. Elle n’entend plus rien. Juste leurs cœurs qui battent à l’unisson. Il rompt le baiser. Elle s’enfuit.

    - Glacia ?

    Kuraï…


    « 悲観的な »

    Elle est dans sa chambre. Ses joues sont souillées par les larmes. Elle s’en veut d’avoir agi ainsi. Elle pense au baiser. Son corps tremble.

    … Pardonne moi Kuraï.

    Elle aimerait vraiment se pardonner. Elle n’a pas réfléchi sur le moment. Elle aimerait lui dire. L’embrasser une nouvelle fois. Pour lui prouver qu’elle l’aime.

    Kuraï…

    « 悲観的な »

    « … Non ! »

    Kuraï !
    Pas Kuraï !


    Glacia court sur le champ de bataille. Les Légendaires ont lancé une offensive. Et il a été touché.

    Oh, Kuraï !


    Elle le trouve allongé. Les yeux clos. Du sang coulant de diverses plaies, formant des taches rougeâtres sur ses vêtements noirs.

    Kuraï… !

    Il respire. Elle le prend dans ses bras malgré son poids. Elle traverse la plaine en sens inverse. Des larmes coulent de ses yeux. Peu lui importe ses propres blessures.

    Kuraï… !

    Elle arrive enfin au manoir. Elle le dépose à même le sol, elle reprend sa respiration. Elle ne s’occupe que de lui. Elle a peur. Son pouls est trop faible.

    Non, pas Kuraï…

    Elle est extenuée. Elle met sa tête sur la poitrine de son ami.

    - S’il te plaît Kuraï…

    « 悲観的な »

    Il a finalement survécu. Pas grâce à elle, mais il a survécu.

    Oh, Kuraï…

    Il est dans sa chambre, recouvert de bandages un peu partout sur son corps. Ses yeux pétillent quand il voit Glacia entrer.

    - … Kuraï.

    Il sourit. Glacia rougit, sourit béatement. Il prend sa main.

    - Merci.

    Kuraï…

    Elle s’approche, l’embrasse une nouvelle fois. Les machines au côté de Kuraï émettent des « bips » plus rapides, plus saccadés. Elle sourit contre les lèvres de celui qu’elle aime.

    … Kuraï !


Dernière édition par Venise le Lun 19 Déc - 11:01, édité 1 fois
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Re: Galerie à fictions de Venise

le Mer 17 Aoû - 12:04
Allez hop hop hop, une série de cinq drabbles sur le shipping GlaRaï reprenant les cinq sens !

-- EFFLUVES

Glacia enfouit doucement son visage dans le cou de Kuraï. Celui-ci soupira, et se mit à la recherche d'un sujet.
C'était l'un des moments de calme que les deux amants pouvaient s'offrir. Tous deux étaient dans la chambre du Gijinka Noctali, discutant de tout et de rien. Kuraï était affalé dans son canapé, Glacia à demi-allongée sur lui, sa tête sur l'épaule de son amant, la main de celui-ci se perdant dans les longs cheveux couleur de ciel de la Gijinka Givrali.
Glacia fronça le nez. Quelque chose n'allait pas. Elle releva vivement la tête et croisa le regard du plus jeune.

- Glacia ?
- Tu as combattu récemment.
- Hm... Oui, mais...
- Tu sens la poussière. Et le sang aussi.

Kuraï plissa les sourcils, mais ne répondit rien, soucieux. La femme-Givrali se coucha sur les jambes de celui qu'elle aimait. L'odeur de la mort flottait autour d'eux.

- Tu ne sens pas comme d'habitude.

Pourtant, elle ne comprenait pas pourquoi elle disait ça. Elle-même sentait le métal, la terre, le désinfectant pour ses blessures. Quelque chose vint traverser son esprit. L'odeur ne ressemblait pas à son amant.
Et elle aime le parfum de Kuraï.

-- TACTILE

- Kuraï, donne moi tes armes. S'il te plaît.

L'homme-Noctali s'exécuta en renâclant un peu. Glacia sourit et posa sa main libre sur l'épaule de Kuraï.

- On dirait un enfant.

Kuraï perdit toute sa mauvaise humeur, un tant soi peu qu'il l'était vraiment, et fit un pas vers la plus âgée. Le sourire de celle-ci s'élargit encore.
L'homme-Noctali prit les mains de Glacia, laissant tomber au sol ses deux armes. La femme Givrali sentit presque un éclair parcourir ses bras.
Kuraï, inconscient de la réaction de son amante, déposa un baiser dans le cou de celle-ci. La Gijinka était hypnotisée par le contact avec les doigts fins de l'homme-Noctali.
Son sourire se fit plus tendre. Et désabusé, aussi.
Tendre, car elle adorait toucher les mains de Kuraï.
Désabusée, car c'était la première fois que le contact lui provoquait autant de chaleur.
Et, en cet instant, Glacia songea qu'elle apprécierait vraiment que les doigts de Kuraï frôlent davantage que ses propres paumes.

-- IMAGES

- Je serais d'avis que nous attaquions ici. Les Légendaires ont une faille à cet endroit, à cause du terrain.
- Non, je ne pense pas. Ils doivent justement nous attendre là-bas, tout en nous faisant croire l'exact contraire, Eldor.

Glacia écoutait calmement la réunion de bataille. Elle était la seule à ne faire aucun commentaire. Du moins extérieur. A l'intérieur, elle tapait du poing sur la table dès que Kuraï cessait de parler.
Lorsque Kuraï s'exprime, la femme-Givrali est rivée sur ses lèvres, qui bougeait au rythme de chaque mot.
Quand il sourit, ses lèvres sont tout simplement irrésistibles. Même lorsqu'il les plisse ou les serre, elles restent belles à regarder.
Les mots que prononcent l'homme-Noctali importent peu à la femme-Givrali. Sauf quand il s'adresse à elle : c'est l'exception qui confirme la règle.
Lorsque ce n'est pas le cas, Glacia laisse son esprit flotter et pense ainsi qu'elle a de la chance de pouvoir embrasser ces lèvres.

-- SONS

- Salut Kuraï ! Comment vas-tu ?

Kuraï sent le feu lui monter aux joues. Cela cognait dans les temps de l'homme-Noctali depuis un certain laps de temps. Glacia l'hypnotisait.
Certes, elle avait un beau physique, avec ses cheveux couleur de ciel, ses yeux plus foncés à l'expression douce, ses oreilles de Gijinkas, son sourire...
Oui, Glacia était belle. Mais ce n'était pas la seule chose qui attirait l'homme-Noctali chez elle.

- Hm... Kuraï ?
- Euh, excuse-moi, tu disais ?

C'était sa voix. Une voix féminine avec un timbre de mezzo-soprano, un son doux et chaleureux, mais en même temps très sexy. Glacia était d'ailleurs la seule personne selon Kuraï à avoir une voix sexy. Le ton de la femme-Givrali captivait le cœur de l'homme-Noctali.
Glacia éclata de rire, et le rythme cardiaque de Kuraï manqua un battement. Peut-être deux.

- Tu n'as pas l'air bien. Tu es sûr que ça va ?

Kuraï n'osa pas répondre. Une seule pensée tournait dans sa tête : il aimerait que la femme-Givrali qui lui faisait face prononce son nom encore une fois.

-- SAVEURS

Présence de lemon dans celui-ci. C'pas du hard à proprement parler, mais je préfère prévenir :-D

Glacia embrassa tendrement Kuraï, une légère caresse des lèvres.
Glacia appréciait embrasser l'homme-Noctali. Ses lèvres étaient toujours fraîches. C'était la première fois que la femme-Givrali appréciait autant toucher la peau d'un homme.
Elle recula le visage, juste assez pour rompre le baiser, et appuya le front contre celui de Kuraï, qui souriait. La Gijinka imita son amant et sourit également.
Kuraï se pencha légèrement en avant et posa ses lèvres sur la mâchoire de son amante, qui cessa de sourire. Glacia déposa deux doigts sur son front et recula le visage de son amant, tout en secouant la tête.
Glacia embrassa une nouvelle fois Kuraï, quémandant l'entrée de sa bouche. Celui-ci s'exécuta avec plaisir, et la femme-Givrali fit glisser sa langue entre les dents de son amant pour taquiner sa jumelle.
La jeune femme frissonna. Les lèvres de Kuraï avaient un goût quasi fruité, mais sa langue avait quelque chose de très différent. Glacia n'avait pas l'habitude de jouer ainsi avec la bouche de son amant, mais elle savait qu'elle y prendrait rapidement goût.
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Re: Galerie à fictions de Venise

le Ven 16 Sep - 19:53
Allez hop hop hop, deux OS reprenant deux couples de LGDG assez improbables Aie...

JENNA X DOLCE

Spoiler:
Je comprends pas. C'est mon amie. Alors pourquoi je passe mon temps à la mater quand je suis avec elle ? Je l'avoue, Dolce est belle, mais ça ne va pas plus loin...
... Ça voudrait dire que je veux aller plus loin ?
Ça me dégoûte... A chaque fois qu'elle rentre dans ma chambre, ou que je rentre dans la sienne, je le regarde de bas en haut, instinctivement. Juste décrire de mes yeux les contours de son corps. Et après, je me sens bizarre. Je ne me rappelle pas avoir ressenti ça. L'ancienne Jenna, sûrement. Après tout, sa relation avec Locke était... Bref.
Mince, la voilà...

Jenna referma d'un geste brusque son journal, sous l’œil surpris de son amie.

Putain, putain, PUTAIN !
Dolce vient de me dire que Denka lui avait tapé dans l’œil. Et moi, comme une conne, au lieu de m'en réjouir, je lui ai crié dessus... Pour un faux motif qui plus est...
Je viens de me rendre compte que je suis jalouse. Mais de qui ? De Denka ? De Dolce ? Des deux ?
Je ne saurai vraiment dire...
Avouons-le, je crois que c'est de Denka qu'il s'agit...
Il faut absolument que je révèle ce que je pense d'elle à Dolce, avant qu'elle ne se mette à faire des avances à Denka, ou je suis foutue...
... Je viens d'écrire cette ligne sans vraiment y penser. Elles parlent à ma place. C'est plus que de l'amitié, c'est bien plus... De l'amour ? Je ne sais même pas ce que ce mot veut dire...

RAYQUAZA X GLACIA

Spoiler:
Rayquaza s'assit sur le siège qu'il lui était réservé dans la salle principale du palais d'Arceus. Lui et de nombreux autres Légendaires allaient passer à l'attaque d'un Archipel, mais il se sentait patraque. Le combat ne lui plaisait pas, mais ce n'était pas une corvée. Pourtant aujourd'hui, ce n'était pas aussi simple que d'habitude.
Il s'adossa au dossier, ses yeux verts fermés, les mains sur les genoux. Le Légendaire entendit alors un bruit. Il rouvrit les yeux. Arceus venait d'ouvrir la grande porte, qui s'était déplacée en un chuintement.

- Ray', on t'attend depuis une demie-heure...

L'interpellé referma ses yeux et grimaça. Il ne se sentait vraiment pas en état. Arceus haussa les épaules et poursuivit :

- Bon. Persephone prendra ta place.

Rayquaza ouvrit la bouche pour protester mais la referma aussitôt. Le Légendaire le plus puissant sourit, amusé face à la réaction de ces paroles et referma la porte.

Qu'est-ce qui m'arrive aujourd'hui ? Il me semble que c'est à cause de Glacia...

Il frissonna.

Hum... C'est inhabituel. On dirait qu'elle me manque...

Nouveau chuintement de la porte. Cette fois, c'était Persephone. Elle s'approcha du Légendaire aux yeux verts en souriant doucement.

- Tu vas bien ?

Rends moi Glacia et tout ira mieux...

- Je crois que je suis malade, mentit-il.

Persephone éclata de rire. La voix de Glacia retentit aux oreilles du Rayquaza comme du cristal.

- Si c'est à cause de Glacia, sache qu'elle avait beaucoup d'admiration pour toi. Elle voulait vraiment devenir ton ami tu sais.

Amie... J'aimerais plus...

- Tu en parles comme si elle était morte.

Le visage de Persephone s'assombrit.

- Si elle est là où j'étais pendant ces vingt-quatre années, elle ne reviendra jamais.

Et sur ces mots, Persephone quitta la salle. Rayquaza surprit une unique larme couler sur sa joue.
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Re: Galerie à fictions de Venise

le Lun 19 Déc - 11:06
Revoilà les origines de Glacia Iceon ! Fiction réécrite et modifiée de fond en comble. Cette fois-ci, je vais la finir, je vais la finir, BWAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHahahaha... Hum, pardon =|

GLACIA ICEON : LES ORIGINES


Mon nom est Glacia Iceon. J’approche de mes 23 ans. Je suis une Gijinka, ces êtres mi-humains mi-Pokémons. Quand je regarde dans le miroir, je vois une femme de grande taille, avec des cheveux bleu ciel qui tombent dans mon dos et des yeux bleus. Et aussi un visage expressif en forme de cœur. On me décrit souvent comme réservée, froide, calme. Même mon amant me voit comme telle. Franchement, je n’en sais rien.

Glacia ferma les yeux, soupira, puis continua de tapoter les touches du clavier.

J’entreprends de décrire là où tout a commencé, là où tout s’est accéléré. Le début de la vie, de ma véritable vie. Je voudrais que l’on sache qui je suis, ce que j’ai fait, ce que je n’ai pas fait. Je ne considère pas ça comme une autobiographie, plutôt comme un long, très long rapport de mission.

Chapitre 1:
Je soupirai. Lydia était encore en train d’agiter ses ongles manucurés en vantant les mérites de son énième petit copain. J’appréciais Lydia mais… Parfois, elle m’exaspérait. Je sirote mon verre de jus de fruits en roulant des yeux. En fait, cette soirée était ennuyante.
Je regarde mes amies l’une après l’autre. Il y avait Lydia Ediel, une Gijinka Elecsprint de grande beauté, celle que l’on peut qualifier comme canon du groupe. Elle avait des beaux cheveux blonds lisses qui nappent ses épaules comme une draperie et des yeux gris. Généralement, elle portait une tenue moulante jaune et bleue avec un décolleté qui a de quoi faire la Nose Bleed. Elle avait aussi des ongles gris d’une dizaine de centimètres dont elle s’occupait tous les jours. Comme toutes les filles qui lui ressemblent, elle était toujours en train de jacasser à propos de ceci ou de cela. Mais elle avait un grand cœur, au fond. C’était une amie très précieuse.
Vient Kailla Lektro. Kailla est sans conteste ma fausse jumelle. On traîne toujours ensemble et ce depuis la maternelle. Elle a un an de plus que moi, mais l’âge ne fait pas la différence. Elle a des cheveux couleur indigo qu’elle attache en macarons, des yeux jaune vif et un sourire sans pareil. Kailla portait souvent une robe bleue et violette qui laisse voir ses ailerons sur les bras et le dos, les signes de ses gênes de Carmache. Elle a évolué il y a presque un an à présent. Kailla est très drôle et douce, mais sait se montrer violente et sadique. On a l’habitude de se combattre, juste pour voir où se fixe notre niveau.
La dernière, c’était Léa Alkal. Léa était une Gijinka Xatu très, très studieuse. Elle avait des cheveux noirs frisés aux reflets couleur jade et cachait toujours son corps derrière un long poncho blanc avec des plumes rouges. Ses yeux noirs étaient accompagnés d’une paire de lunettes cerclées d’argent. Léa était, comme disait Lydia, « coincée ». Plongée 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 dans un bouquin, elle participait très peu à nos fêtes, mais, ce soir, elle était quand même présente.
Et moi, eh bien… J’étais encore une Gijinka-Evoli. Je n’ai pas évolué, malgré mon âge. J’étais retardée, et cela m’inquiètait. Pourtant, chose rare, j’arrivais déjà à contrôler le froid et la magie, ce qui m’a fait délaisser totalement mes autres attaques. J’avais des cheveux bruns un peu plus bas que l’épaule ainsi que des oreilles et une queue d’Evoli. Mes yeux étaient bleus, d’un bleu glacial selon Kailla. Je portais généralement une robe bleue claire avec une collerette de fourrure au niveau du cou.
- Mon verre est vide, annonça Kailla avec une pointe de regret dans la voix.
- Pareillement, je répondis avec un sourire en coin.
Lydia haussa les épaules, posa la tête sur sa main et soupira en remuant la tranche de citron sur le bord du verre. Au bout d’une minute, je peux compter une vingtaine de soupirs. Je fronçai les sourcils, agacée.
- Qu’est-ce qu’il y a encore ?
- Je n’aimerai pas repartir seule…
- Encore, marmonna Kailla en s’adossant totalement, transperçant par la même occasion la chaise à cause de son aileron.
Léa haussa les yeux et dit d’un ton dédaigneux :
- Tu n’as pas un petit copain ?
- Si, mais si je le trompe pas, c’est pas drôle…
Je m’enfonçai dans ma chaise et levai les yeux au ciel. Oui, Lydia m’était chère, mais il y avait parfois des moments où j’avais une subite envie de la tuer. Je grommelai :
- Va te trouver un mec et laisse tes jérémiades de côté, je t’en supplie.
- Je peux ? répondit elle, des étoiles plein les yeux.
Vaincue, je clos mes paupières. Léa laissa échapper un « Pfff » et les épaules de Kailla s’affaissèrent.
- MERCI !
Et sur cet unique mot, Lydia se leva, manquant de renverser la table, et courut presque vers le comptoir. C’est à ce moment que je m’aperçus qu’elle avait remarqué un Gijinka depuis le début de la soirée et n’attendait que notre accord pour le rejoindre. Kailla suivit mon regard et ouvrit la bouche stupéfaite.
- … Lydia est notre amie mais…
- Ouais, dis-je. C’est notre amie mais.
- Et quels mais ! renchérit Léa.
- On y va ? proposa Kailla en faisant la moue.
- Je n’attendais que vous, répondit la Gijinka-Xatu en fermant d’un coup sec son livre.

Chapitre 2:
J’attendais tranquillement devant la maison de Kailla. Ses parents étaient divorcés, et elle entretenait une relation plutôt houleuse avec son père. C’est pourquoi elle habitait chez sa mère, une Gijinka-Carchacrok très puissante, selon les dires de ma meilleure amie.
Celle-ci ouvrit la porte, un sac bleu sur le dos et se dirigea vers moi, tout sourire.
- Aujourd’hui, on a cours de combat…
- Ouais, répondis-je, adoptant le même sourire.
Tous les élèves attendaient chaque jour avec grande impatience le cours de combat. C’était le seul cours où on peut s’entraîner et se défouler. Ce cours avait pour unique but de remplacer le sport, que personne – ou presque – n’appréciait.
Je posai mon sac par terre et sortis mon épée. C’est une grande épée, à la lame argentée et épaisse, avec un manche recouvert de rubans bleus et une garde qui forme un « S ». Je l’agitai devant moi, mimant la parade et la contre-attaque. Kailla rigola.
- Tu as de la chance d’avoir tes ailerons, grommelai-je en rangeant mon arme dans son fourreau à l’intérieur même du sac.
- Allez, on va être en retard sinon, répondit-elle.
Nous commençâmes à marcher tranquillement, discutant de tout et de rien. La journée s’annonçait bien. En chemin, nous croisâmes Lydia et Léa qui nous attendaient. Lydia avait les yeux rouges et bouffis. Ma meilleure amie et moi devinâmes rapidement ce qui s’est passé, échangeâmes un regard entendu avant de reprendre la route, sans un mot.
Nous passâmes enfin sous les arches de l’entrée de notre école. L’Académie était une ancienne école humaine que les Gijinkas avaient rénovée. Je fis craquer les jointures de mes doigts et demande à Léa :
- On a quel cours maintenant ?
- Entraînement à la magie… répondit la Gijinka Xatu en baillant.
- Oh non… marmonna Kailla.
Le cours d’entraînement à la magie était littéralement une torture. Le professeur, M. Kronski, un Gijinka Ectoplasma, nous enseignait des techniques que les trois quarts de la classe ne peuvent pas utiliser. Seuls trois élèves, un Gijinka Baudrive, une Gijinka Archéodong et Léa elle-même parvenaient à maîtriser ces compétences, et pour cause : elles étaient de type très divergents des nôtres.
La sonnerie retentit, et je m’installai à côté de Kailla. Mr Kronski avait déjà écrit le nom de l’attaque qu’il allait nous apprendre. L’Hypnose.
- Ridicule, murmurai-je à à moi-même.
Le Gijinka Ectoplasma passa une bonne demi-heure à nous expliquer quelque chose que seuls trois élèves pourront utiliser, puis nous demanda la pratique. Ma meilleure amie et moi n’essayâmes même pas, découragées.
Les heures de cours passèrent à une vitesse folle. Lorsqu’arriva le cours tant attendu, l’entraînement au combat, un homme-Alakazam vint dans le gymnase, un cartable en cuir à la main.
- Bonjour ! M. Damon est absent aujourd’hui, je dois donc prendre la relève…
Des plaintes et des cris s’élevèrent lentement. Tout le monde connaissait ce professeur. Il s’agissait de M. Jekel, un enseignant en « maîtrise de soi », comme il se nommait si bien. Ce professeur est apparemment atroce. En fait, ma classe et moi n’en savions rien. C’est la première fois que nous l’avions en cours.
- Monsieur, on va rester dans le gymnase ? demanda une Gijinka-Feunard.
- Non, bien sûr que non ! ricana M. Jekel.
Un flash blanc illumina tout le gymnase, et, la seconde d’après, je reconnus avec stupeur la salle de cours de M. Kronski. Kailla écarquilla aussi les yeux. Nous étions tous à nos places respectives. J’ouvre la bouche et murmure, effarée :
- Ouah…
- Aujourd’hui, nous allons maîtriser la douleur, annonça le professeur avec un semblant de sourire. Quelqu’un peut m’expliquer ce que c’est ?
Léa leva aussitôt la main.
- Mlle Alkal ?
- La douleur est une réaction chez tout être vivant lorsque les nerfs et les capteurs sensoriels sont poussés à leurs limites. La douleur peut être physique comme mentale.
- Exact. Ne montrez jamais votre douleur. La douleur est un signe de faiblesse. Elle encourage l’ennemi. Elle montre vos points faibles. Et elle inspire la crainte pour soi-même et pour ses propres alliés. Si vous êtes blessé, physiquement comme mentalement, serrez les dents et battez-vous. Jusqu’à vos extrémités.
M. Jekel fit une pause et posa son cartable sur son bureau.
- Nous allons en voir en exemple… murmura le professeur, cherchant quelque chose dans sa serviette en cuir.
- Il… Il me fait peur, m’avoua Kailla en se penchant légèrement vers moi.
J’opinai doucement.
M. Jekel sortit une paire de ciseaux luisants de ses affaires et se tourna vers la classe. Il parcourut rapidement du regard tous les élèves, avant que ses yeux dorés ne se fixent sur un duo. Kailla et moi.
- Vous serez mes sujets, vous deux. Vous êtes bien meilleures amies, n’est-ce pas ?

Chapitre 3:
- Euh… Oui… répondis-je timidement.
Le professeur s’approcha de nous et me regarda droit dans les yeux. Mon corps se mit aussitôt à trembler. L’homme-Alakazam saisit violemment la main de Kailla et la plaqua sur la table. Mon cœur fit un bond alors qu’il levait les ciseaux. Kailla se mordit la lèvre pour se retenir de crier. Je lui jetai un bref regard, osant à peine me décrocher des iris dorés du professeur.
- Si tu es sa meilleure amie, tu devrais avoir de la peine pour elle, n’est-ce pas ?
- Que voulez-vous dire ?
Pour toute réponse, il planta violemment les ciseaux aiguisés dans la main de Kailla. Ma meilleure amie se retint de hurler courageusement, mais ses larmes inondèrent déjà ses joues. J’ouvris la bouche et écarquilla les yeux. La classe retient son souffle, terrorisée. Le sang coule déjà des deux blessures sur la main de la Gijinka-Carmache.
Je me levai et hurlai :
- Vous êtes taré ! Lâchez-la tout de suite !
- Ca fait mal, Miss Lektro ?
Elle était raide comme un bout de bois, incapable de bouger et de répondre. Ses larmes se mélangeaient à son sang sur la table. La voir ainsi me rendit folle de rage. Mais le regard de M. Jekel calma aussitôt mes ardeurs.
- Tu te rappelles de la leçon du jour, Miss Iceon ?
Je me mordis la lèvre et me rassit, péniblement. Kailla pleure toujours, frissonnant, tremblant. La classe est plongée dans un silence de mort.
L’homme-Alakazam retira les ciseaux de la main de ma meilleure amie, que je saisis aussitôt. Je compressai les deux trous avec mes pouces afin d’empêcher l’hémorragie et jetai un regard noir au professeur. Celui-ci était en train d’essuyer les lames ensanglantées de la paire de ciseaux avec un mouchoir en soie blanc. Je remuai la tête.
- Vous êtes malade…
Alors, il se retourna et, d’un seul coup, sans que je ne puisse rien voir ni faire, écarta ma main et planta une seconde fois la paire de ciseaux dans la main de ma meilleure amie. Cette fois ci, prise par surprise, elle ne retint aucun cri ni aucune larme. Le professeur avait visiblement mis beaucoup plus de force dans ce coup-ci, car les lames étaient presque complètement rentrées dans la chair et leur pointe transperçait littéralement le bois de la table. Je tentai de crier, mais aucun son ne sortit de ma bouche. Des larmes de rage, en revanche, dégoulinèrent de mes yeux.
- Tsss… Les cris et les larmes sont signes de douleur. Vous deux, vous n’écoutez décidément rien ? Serrez les dents et ravalez vos larmes ! Battez-vous !
La dernière phrase fit tilt dans mon esprit. J’essuyai mes larmes et saisis l’autre main de Kailla afin de la réconforter. Mais, malgré ça, la douleur était vraiment trop intense. Ses cris diminuèrent mais elle n’arrivait pas à contrôler ses réactions. Je déglutis. Mon cœur me faisait mal de la voir ainsi.
Enfin, le professeur enleva la main mais en laissant la paire de ciseaux. Je tentai d’enlever l’arme mais le professeur m’adressa aussitôt une gifle, en plein dans la mâchoire.
- Ne l’aide pas. Elle l’a mérité. Laisse-la. Comme ça, ce sera sa punition. Et, aussi, Miss Lektro… J’enverrai la moitié de la facture à tes parents, en prétextant que c’est toi qui l’as percée… Vu ?
Kailla déglutit et hocha douloureusement la tête. La sonnerie retentit alors. M. Jekel eut un rire vainqueur.
- Oh, tu as de la chance à ce que je vois…
Sans hésiter, j’arrachai la paire de ciseaux de la plaie et aidais mon amie à se relever. Ses jambes flageolantes ne l’aidaient guère à se tenir droite, mais à nous deux, nous réussîmes à la transporter jusqu’à l’infirmerie. Une infirmière Leveinard l’allongea sur un lit et entreprit de soigner sa main. Kailla avait le regard vide, terriblement vide, comme celui d’une morte. A cette pensée, je serrai le poing. L’infirmière me regarda et me demanda :
- C’est M. Jekel, n’est-ce pas ?
- Oui.
- Il fait ça très régulièrement. Vous ne pouvez pas imaginer le nombre de blessés j’ai eu lorsqu’il est arrivé à l’Académie.
- A ce point ? Je fronçai les sourcils.
- Oh oui. Les premiers jours, je crois avoir compté une cinquantaine d’élèves avec une paire de ciseaux dans les mains. Mais cette fois-ci, les plaies sont plus larges et plus profondes.
- Il a enfoncé les ciseaux jusqu’au bout. Il en a même transpercé la table.
- Et le directeur qui ne veut rien entendre… gémit la Gijinka-Leveinard en pansant la main meurtrie de ma meilleure amie.
Je sortis de l’infirmerie. Je me sentais vraiment mal. J’avais mal au cœur et au crâne. Lydia et Léa étaient à côté de la porte. Elles nous attendaient. La Gijinka Xatu me demanda, la voix tremblante :
- Elle va bien ?
- Je ne sais pas trop. Elle ne parle plus, ne pleure plus, elle ne bouge carrément plus. Elle est toujours vivante mais…
- C’est le choc, intervint Lydia, l’air songeur.
Léa regarda le sol et serra la poigne autour du livre qu’elle tenait. J’entendis la couverture se craqueler tant sa force compressait le bouquin.
- Léa ?
- Je… Non, nous… Nous allons nous venger.
- Comment ? demanda Lydia en écarquillant les yeux. T’es malade ?
- J’en ai rien à battre. Il a blessé mon amie ! Je vais le tuer ce salaud !
C’était la première fois que je voyais Léa insulter quelqu’un. C’était véritablement effrayant. Elle releva les yeux et je pus discerner dans ses iris noirs la lueur qui indiquait qu’elle réfléchissait. Je secouai la tête.
- Non, Léa… S’il te plaît…
- Il va nous falloir des chiffons, des cordes, des pelles, une seringue d’Antimaj, des armes et des lampes torches. Oh, et des ciseaux aussi.

Chapitre 4:
- Qu’est-ce que je fous là… maugréai-je.
- Ta gueule. C’est bientôt fini. Demande à Lydia de faire le guet pendant qu’on l’enterre.
Je jetai un regard à M. Jekel. Il était allongé dans une fosse creusée dans un terrain vague par nos soins. Il était encore vivant, mais ses yeux n’exprimaient aucune peur. En fait, on aurait presque dit qu’il s’attendait à un tel sort. Il avait un chiffon autour de la bouche pour l’empêcher de crier, mais il ne servait qu’à décorer. Il n’avait opposé absolument aucune résistance. Nous lui avions quand même administré l’Antimaj, par mesure de sécurité, mais c’était effarant de voir quel sang-froid il possédait.
Je saisis ma pelle et m’appuyai dessus. Malgré moi, je souris d’un air sadique. Il ne pouvait plus bouger vu la façon dont nous l’avions ligoté. Kailla était à côté de lui et s’occupait de planter des ciseaux dans chaque centimètre carré de ses bras. Elle plantait chaque arme avec un grognement de rage. Lorsqu’elle eut fini son travail, elle donna une gifle au professeur qui plissa les yeux. Ma meilleure amie s’approcha de son visage, murmura quelque chose à son oreille et sortit du trou.
Je tendis une seconde pelle à la Gijinka-Carmache et commençai à enterrer le corps, rapidement suivie de Kailla et de Léa. Nous avions décidé de l’enterrer vivant, pour lui montrer à quel point ça m’avait étouffée de voir ma meilleure amie traitée ainsi. Bref, par sa mort, nous voulions lui faire comprendre ce qu’on avait ressenti lors de son cours.
- Ca me fait bizarre. Je n’ai jamais tué quelqu’un, chuchota Léa.
- C’est pareil. Mais il l’a mérité, grogna Kailla.
Pendant une demi-heure environ, nous le recouvrîmes de terre. M. Jekel n’avait absolument fait aucun geste et n’avait pas non plus essayé de se débattre. Je posai ma pelle et épongeai mon front. Kailla se releva et massa sa nuque. Léa me regarda d’un air implorant.
- Tu pourrais faire quelque chose pour la chaleur ?
- Ouais.
Je fermai les yeux, inspirai profondément et me concentrai. Puis je les rouvris. Un vent froid déferla sur le terrain vague. Léa clôt ses paupières et profita de la baisse de température. Je repris mon travail, accompagnée de Kailla. Soudain, la main de Lydia se posa sur mon épaule. Elle était paniquée.
- Que se passe t-il ?
La Gijinka Elecsprint déglutit et balbutia :
- On est repérées !
- Et merde !
Mes amies et moi jetâmes les pelles au sol, abandonnant toutes nos affaires sur place et nous nous mîmes à courir. Je criai à Kailla :
- Tu pourrais creuser un Tunnel ?
- Non, ils nous suivraient et j’aurai pas le temps de creuser suffisamment vite.
- Léa, tu peux nous téléporter ?
- Impossible. J’ai la capacité Téléport, mais nous sommes de trop. Et si je fais plusieurs voyages, les autres se feront attraper avant.
- Lydia, ta Vitesse Extrême peut nous être utile ou non ?
- Même topo que Léa. Je peux pas vous emmener toutes en même temps.
- Merde…
Nos souffles étaient courts, nos forces diminuaient. Léa fut la première à craquer et trébucha sur un caillou. Je me jetai à sa rescousse et la relevai. Mais alors que nous repartions, je sentis une piqûre dans mon cou.
- Quoi ?
- MERDE ! hurla Léa. Ils nous visent avec de l’Antimaj !
Nous nous enfuîmes, courant comme des dératées. Je réalisai alors que l’Antimaj courait dans mes veines et m’affaiblissait. Il y eut un sifflement, et Léa cria une nouvelle fois. Elle était touchée elle aussi, en plein sur l’épaule. Cependant, nous ne cessâmes pas notre course. Mais nous étions affaiblies. Léa se laissa tomber à genoux, vaincue. Par pure solidarité, je m’assis à côté d’elle. J’entendis alors un second sifflement, puis un troisième. Et je vis les silhouettes de Kailla et de Lydia s’effondrer.
- Si vous leur avez fait du mal ! hurlai-je.
- Nous avons juste ajouté un anesthésient. Elles font simplement dodo, dit un homme-Arcanin d’une voix doucereuse.
Je me levai, arma mon bras et donnai un coup de poing à ce poursuivant. Mais il stoppa mon coup aussi simplement qu’il aurait attrapé un ballon.
- Tu n’as plus de magie en toi, ne l’oublie pas.
- Fais chier, murmurai-je en serrant les dents.
Le Gijinka me mit dos à lui et menotta mes poignets, alors qu’une femme-Airmure s’occupait de Léa. Deux autres Gijinkas, un homme-Tortank et une femme-Blizzaroi, accoururent s’occuper de mes deux autres amies. Je réalisai soudain qu’ils ne savaient pas ce qu’on avait fait.
- Pourquoi vous nous arrêtez ? Qu’avons-nous fait ?
- Un de nos agents vous a remarquées, en train d’enterrer un professeur de l’école.
- Et merde, grognai-je en me mordant la lèvre. On aurait dû le tuer plus rapidement. Fais chier.
- Tu ne regrettes pas d’avoir tué ce professeur ?
Les mots sortirent d’eux-mêmes de ma bouche.
- Absolument pas.
Les yeux de l’homme-Arcanin reflétèrent soudainement un sentiment étrange. De la peur.

Chapitre 5:
Je me réveillai dans une cellule de prison. Je m’approchai des barreaux et essayai de voir l’intérieur des autres cages. Les chaussures de Kailla dépassaient de la cellule de ma droite, tandis que les mèches blondes de Lydia reposaient sur les barreaux à ma gauche. Mais aucune de trace de Léa.
Je me rassis dans le fond de la geôle et observa la prison. Je me sentais sereine, malgré la situation. Le cachot était humide et puait le moisi. La paillasse dans le coin était vraiment moche à voir. Un rat passa sur mes pieds.
Je tournai d’un coup sec la tête sur la gauche, visai le rongeur avec mon index et déchargeai ma magie. La seule chose produite fut une petite étincelle bleuâtre.
- Tsss…
Je frottai ma nuque, encore douloureuse de la piqûre et sentis alors quelque chose de visqueux. Je regardai mes doigts, perplexe. Ils étaient recouverts d’un liquide vert fluorescent. J’eus une moue de dégoût.
J’essuyai mes doigts contre ma robe bleue déjà salie par la poussière et par la saleté de la cellule. J’entendis alors une discussion. Je me penchai contre les barreaux et écoutai attentivement ce qui se disait, guettant déjà des indices pour m’échapper.
- D’accord… Je transmets… Oui, chef… Je raccroche, monsieur.
- Qui c’était ?
- A ton avis ? Enfin, apparemment, la quatrième se serait suicidée.
Je sentis mon cœur faire un bond dans ma poitrine. La quatrième ?
- Léa ? murmurai-je.
- Apparemment, elle se serait plantée la fourchette qu’on lui avait donnée pour manger dans le ventre. Les branches ont sectionné des artères importantes. Le temps que les secours arrivent, il était déjà trop tard. Elle avait perdu beaucoup trop de sang.
- Cette Xatu avait quelque chose à cacher ?
- Non, c’était un simple meurtre… Ces antécédents ne précisent rien. Peut-être qu’elle culpabilisait d’avoir tué le professeur.
- Mais elle a avoué avoir tout orchestré !
- Je sais, c’est étrange…
Je me laissai aller contre le mur et repliai mes genoux contre ma poitrine. Mes larmes coulaient déjà sur mes jambes. Je ne comprenais pas la raison du suicide de Léa. C’était pourtant la mort de M. Jekel qu’elle voulait ! C’était même elle qui l’avait organisée !
- Pauvre fille… Mourir si tôt…
- C’est vrai que c’est désolant.
Je guettai la sortie de deux hommes. Lorsque je fus sûre qu’ils étaient parties, je pris mon visage entre mes mains et hurlai à m’en arracher les cordes vocales en laissant libre cours à mes larmes. Je sais pas ce qu’il me prenait, mais je me suis soudain sentie folle, folle de colère, de tristesse, de désespoir.
- Glacia ? C’est toi qui gueules comme ça ? demanda Kailla, un peu groggy en passant sa main entre les barreaux de ma propre cellule.
Je la saisis et la serra entre les miennes pour obtenir le plus de réconfort que je pouvais. Je me remis à crier, déchirant ma gorge à chaque reprise de souffle. Je serrais les doigts de Kailla à lui broyer les phalanges, mais je m’en foutais.
- Qu’est-ce qui se passe ? demanda d’une voix douce ma meilleure amie.
- Léa… Léa… Léa…
Sans que je puisse me retenir, je gueulai une nouvelle fois, laissant tous mes sentiments s’exprimer encore.
- Léa s’est suicidée, parvins-je enfin à articuler, la voix cassée d’avoir tant crié.
- Quoi ?! Ce n’est pas vrai !
- Si…
J’entends alors ma meilleure amie sangloter. Assez bruyamment d’ailleurs, mais ce n’est pas grave. Je crois qu’on s’est endormies comme ça, les mains liées.
Le lendemain, nous nous sommes réveillées dans une autre pièce. Lydia, Kailla et moi étions assises à même le sol, toutes dos à dos, les mains attachées ensemble. Kailla avait les yeux rouges et gonflés, le regard vide, la peau aussi pâle que celle d’un mort. Lydia semblait extenuée, et serrait les dents, comme si elle avait mal quelque part.
- Lydia, ça va ?
- J’ai juste une migraine… Mais sinon ça va… Héhé…
- Léa s’est tuée, annonça sombrement Kailla.
- Pardon ?
Nous nous tûmes. Lydia nous regardait avec un air effaré.
- Impossible…
- Et pour-
Je n’avais pas remarqué, mais il y avait une porte dans la pièce. Celle-ci s’ouvrit sur un Gijinka-Noarfang ainsi qu’un Gijinka-Démolosse.
Le second Gijinka était atypique. Il avait tout d’un vrai démon, des yeux rouges à la queue de diable en passant par ses cornes de Démolosse. Il était plus âgé que nous, de quatre ou cinq ans. Il congédia rapidement le premier Gijinka puis prit une chaise et s’assit. Je pus alors remarquer un katana accroché à sa ceinture.
Nous le regardions d’un regard noir. L’ambiance était assez tendue, alors qu’on ne savait même qui était cet homme.
Le Gijinka de type Feu sortit un paquet de cigarettes, en porta une à sa bouche et l’alluma en claquant simplement des doigts. Je fronçai les sourcils. Je détestais l’odeur de la cigarette.
Il se passa encore quelques instants où personne ne pipa mot, puis, soudain, je sentis l’odeur du brûlé derrière nous. Et je remarquai alors avec stupeur que nos cordes brûlaient, doucement. Je m’éloignai aussitôt des braises. Mes amies, alertées par ma réaction, firent de même. L’homme-Démolosse hocha la tête et sourit :
- Ca vous dirait de me rejoindre au camp des Dacota ?

Chapitre 6:
Je fronçai les sourcils. Soudain, une rafale de vent se fit sentir, et l’homme se retrouva plaqué par terre, une main de Lydia sur son cou. Le temps qu’il puisse réaliser qu’elle allait l’étouffer, Kailla et moi ouvrions déjà la porte pour nous enfuir.
- Argh… Att-Attendez ! gémit le Gijinka.
- Ta gueule. On est des fugitives.
Le Gijinka écarquilla les yeux, mais pas de peur. Non, plutôt de colère.
Tout le reste se passa très vite. Sous nos regards médusés, l’homme-Démolosse renversa Lydia et enfonça son poing dans son plexus solaire. La tête de la Gijinka Elecsprint pencha sur le côté : elle était évanouie. Kailla ouvrit la bouche, stupéfaite. Je posai une main sur son bras et l’intimai à ne rien faire. Il était bien trop fort pour nous. Même à deux, je doutais que nous parvenions à le maîtriser. D’autant plus que nous n’avions toujours pas récupéré notre magie.
- Tssss… Je pensais que mon offre vous intéresserait…
- C’est une fraude pour nous faire tuer ! cria Kailla.
- Non, bien sûr que non, répondit l’homme en roulant des yeux. Les Dacota ne vous disent rien ? On ne vous apprend pas ça à l’école ?
- Le Dacota, c’était une région d’Amérique… murmurai-je.
- Bien vu, grogna le Gijinka. Mais vous ne connaissez pas la guerre mythique entre le camp des Dacota et le camp des Kentury ?
J’échangeai un regard avec ma meilleure amie. Elle non plus n’en connaissait rien.
- Oh, allez les filles ! Vous avez l’air intelligentes !
Un ange passa. Un ange de taille même.
- Non. On ne sait pas.
- Oh.
L’homme eut soudain l’air abattu. Je souris, gênée, et Kailla se frotta la nuque en regardant autre part. Si elle avait pu sifflé, elle l’aurait fait.
Le Gijinka Démolosse avait l’œil sombre. Comme si ce qu’il allait nous raconter était terrifiant, sanglant, apeurant. En fait, à ce moment-là, je ne savais pas pourquoi il avait l’air si… Déprimé. Mais la suite confirma ce que je soupçonnai.
- Depuis des années, je dirais des centaines d’années même, une guerre se livre entre nos deux camps. Les origines remontent à loin, très loin. On ne sait même plus pourquoi on se bat. La seule chose dont on se souvient, c’est qu’il faut éliminer les Kentury. Autre chose… Nos combats sont très violents. Il n’arrive pas un assaut où on ne perd pas des nôtres. C’est pour ça qu’on recherche toujours de nouveaux soldats. Comme vous, par exemple.
- Nous ? demandai-je.
- Ouais. Vous avez du cran. Vous avez commis un crime et aucune de vous ne le regrette.
- Sauf… Une larme perla sur le coin de l’œil de Kailla.
- Sauf votre camarade, je sais. Je n’ai d’ailleurs toujours pas compris pourquoi elle s’est suicidée. Enfin, ce n’est pas le sujet. Vous êtes courageuses, vous m’avez l’air bien entraînées, vous êtes intelligentes, vous savez vous maîtriser.
- Plus ou moins, grognai-je.
- Ce n’est que de l’apprentissage. Ca vous dirait de rejoindre les Dacota ?
- L’aventure me plairait bien, avoua ma meilleure amie.
- Qu’est-ce qu’on aurait en échange ?
- Votre vie est effacée des bases de données civiles. Vous n’existerez plus pour l’Etat. Ce qui veut dire que vous n’aurez plus de casier judiciaire. Mais, en contrepartie, vous ne reverrez plus jamais vos parents.
Je frissonnai. Et puis, je réalisai alors que cette offre était la meilleure des solutions. Je me concertai avec Kailla à l’aide d’un simple coup d’œil. Nous hochâmes la tête et finalement, je pris la parole.
- Ca me fait mal de quitter mes parents… Mais je ne pense pas qu’ils soient fiers de moi. En revanche…
Je serrai mon poing et regardai le sol.
- J’ai ressenti quelque chose de bizarre, quand on l’a tué. C’était pas de l’adrénaline, c’était encore mieux.
- J’ai eu la même sensation, avoua Kailla.
Le Gijinka-Démolosse sourit, hocha la tête et nous répondit :
- C’est parfait. Vous êtes les éléments qui nous manquaient.
- Sérieusement ?
- Non. Vous êtes comme tous nos autres soldats.
- Arf…
Le jeune homme éclata de rire, puis ouvrit la porte et se dirigea dans le couloir.
- Et Lydia ?
- Comme vous voulez. Soit vous l’emmenez, soit vous la laissez.
Kailla jeta un regard nostalgique à la Gijinka Elecsprint, évanouie dans la salle de l’interrogatoire. Elle soupira et dit, l’air presque dépité :
- Je ne veux pas qu’elle vienne. Je ne veux pas qu’elle soit confrontée à la guerre.
- Je suis du même avis. Elle ne pense pas comme nous. C’est notre amie mais…
- Oui, il y a trop de « mais » pour qu’elle vienne.
Je hochai la tête et nous suivîmes l’homme-Démolosse. Nous marchâmes un bout de temps, puis, soudain, le Gijinka nous dit :
- Je m’appelle Eldor. Et vous ?
- Kailla.
- Glacia.
- Enchanté !
- Nous de même, nous répondîmes en chœur, la voix grave.

Chapitre 7:
Quelque chose clochait dans cette situation. Je m’approchai d’Eldor et lui demandai :
- Mais comment vous pouvez nous faire sortir aussi simplement ?
- Bah, par la porte !
- Répondez-moi sérieusement.
Eldor grimaça et accéléra le rythme. Kailla courut derrière nous et se colla à ma droite. Je ne la sentais pas rassurée. En fait, j’étais moi-même stressée de pouvoir sortir sur un tel coup de tête.
Le Gijinka-Démolosse prit ma main et avança encore plus vite. Je fis de même avec la main de Kailla. J’étais étonnée de la réaction d’Eldor.
- S’il vous plaît, répondez-moi.
- En fait, je me suis présenté comme ton beau-frère, Glacia.
- Mais, de quel droit ! J’étais stupéfaite.
- Vous êtes des criminelles. C’était la seule façon de vous faire sortir avant votre procès.
- Et le Noarfang de tout à l’heure ?
- J’ai foutu une cigarette allumée dans sa blouse avant qu’il nous quitte. Il a juste fallu augmenter la puissance du brasier. Je suppose qu’il doit être à l’infirmerie, maintenant, ajouta t-il avec un sourire malsain.
Nous passâmes devant les cellules. Eldor jura et se planqua dans une geôle ouverte. Je fis de même, tirant toujours Kailla derrière moi.
Eldor avait été très prudent : deux Gijinka-Arcanins étaient en train de discuter autour d’une bouteille d’alcool devant une cage. Notre sauveur se tourna vers moi et me demanda :
- L’antimaj s’est dissout ?
- Je crois. On n’a pas eu d’autre injection, il me semble.
Pour tester, je tendis la main sur ma droite en écartant ma meilleure amie, et serrai le poing. Un pic de glace perfora le sol en silence. Eldor sourit.
- Parfait. Kailla ?
L’interpellée prépara une attaque Casse-brique et la déchaîna sur le mur. Les briques du mur se brisèrent dans un grand fracas. Le Gijinka Démolosse écarquilla les yeux, et je me ruai dehors. Les deux Arcanins s’étaient levés et avaient saisi leurs fusils. Prise par l’adrénaline, je fis jaillir deux pics de glace sous leurs armes, qui volèrent, brisées en deux morceaux. Mais les deux assaillants ne semblaient pas pris au dépourvu.
C’est alors qu’Eldor me poussa violemment et dégaina son katana. Je vis avec horreur que sa main semblait brûler. Il frottait sa paume contre son arme avant de transpercer un premier Gijinka. L’autre ouvrit la bouche, ébahi mais se reprit et chargea une attaque Lance-flamme. La position d’Eldor l’empêchait de riposter à temps. Je vis alors le sol trembler sous le second Arcanin, et Kailla jaillit en hurlant comme une furie. Elle enfonça son aileron gauche dans le dos de sa victime, qui tomba sans bruit.
J’étais figée. La seule pensée qui me vint fut d’applaudir.
- Glacia, on se grouille. On n’a plus le temps. Tu te sens de remettre ça, Kailla ?
- Bien sûr ! répondit-elle, un sourire de psychopathe dessiné sur le visage.
Je la trouvai soudainement très effrayante.
Eldor me prit par le bras et me poussa devant lui. Je me mis à courir comme une dératée. Un homme-Noarfang s’interposa devant moi. Sans états d’âmes, je fis venir deux pics de glace de chaque côté de l’homme. Trois se plantèrent dans ses côtés, un autre dans sa tête. Je rétractai mes armes et posai ma main sur ma bouche afin de m’empêcher de vomir. Je sautai par-dessus le corps, rapidement imitée par Eldor et Kailla.
Nous arrivâmes enfin dans le hall principal de la prison. Une alarme retentissait, si forte qu’elle m’en déchirait les tympans. Je plaquai mes mains sur mes oreilles de Gijinka, les plus sensibles, et remarquai alors avec effroi que de nombreux Gijinka nous attendaient dehors.
- On va devoir combattre ! hurla Eldor.
Et il profita de l’ouverture des portes pour se jeter dans la liberté, embrasant par la même occasion son katana. Je grimaçai. Un rideau de fer recouvert d’Antimaj descendit devant nous.
- Il me faut mon épée…
- Tiens ! cria Kailla en me lançant mon arme.
Elle avait profité de la diversion que j’avais causée en tuant le Gijinka-Noarfang pour récupérer nos affaires. Je rattrapai la lame, la tournai comme un bâton de majorette avant de la saisir à deux mains.
Kailla se posta à côté de moi et leva son aileron devant son visage. Elle avait deviné comme moi ce qu’il fallait faire. Nous échangeâmes un regard, prîmes notre respiration et foncèrent dans l’obstacle en gueulant comme des folles.
Ca devenait vraiment amusant.

Chapitre 8 (c'est symétrique Onchonche):
Kailla passa devant moi, me devançant, et se jeta sur le rideau, ses deux ailerons croisés. Je m’arrêtai net. Kailla m’avait vraiment surprise sur ce coup-là. Avant de toucher le dernier obstacle avant notre combat, elle décroisa ses bras et découpa une large portion, traversant par la même occasion le rideau.
Sans attendre, je m’y précipitai à sa suite. Mon amie était à genoux, reprenant son souffle comme elle le pouvait, les ailerons recouverts d’Antimaj. Je posai une main sur son épaule.
- Ca va aller ?
- T’inquiètes, c’est pas un truc pareil qui va me laminer.
Elle se releva et observa le champ de bataille. Soudain, elle écarquilla les yeux. Je regardai moi aussi et siffla d’admiration.
A lui seul, Eldor avait décimé la trentaine de soldats qui attendaient dehors. Il était assis par terre, assez loin des corps et fumait une cigarette. Son katana était posé à côté de lui et luisait d’une couleur sanguinolente. Il essuyait les tâches de sang sur son visage sans vraiment y faire attention. Et, détail encore plus effrayant, il semblait nous attendre. Comme si tant de meurtres ne l’étonnaient même pas.
- Woaw, murmura Kailla. T’es sûre de vouloir le rejoindre ?
- Plus que jamais, répondis-je.
Je souris pour rassurer ma meilleure amie. Celle-ci humecta ses lèvres et hocha la tête, puis nous nous dirigeâmes vers Eldor. En nous voyant arriver, il jeta sa cigarette au vent et se releva, saisissant son arme ensanglantée pour la ranger dans son fourreau. Le Gijinka eut alors l’air gêné.
- Désolé, j’avais envie de m’amuser, et ces cinq-là m’ont attaqué alors bon…
- Ils sont trente.
- Trente ? Sérieusement ?
Pour confirmer ce que je venais de dire, je fis un geste circulaire avec ma main pour l’inciter à regarder ses victimes. Ses yeux s’écarquillèrent. Puis il eut l’air encore plus gêné.
- J’aurais voulu vous en laisser, mais on dirait que je me suis vraiment amusé…
J’éclatai de rire. Je sentais déjà qu’Eldor et moi nous entendrions bien. Le Gijinka-Démolosse se retourna vers l’horizon. Je vis que le soleil commençait à se lever. Je haussai un sourcil.
- Il est si tôt ?
- Ouais. Ca t’étonne ?
- Bah, on va entendre parler de nous très vite à cause du carnage que vous avez causé.
- Je m’en fous. Je me suis rendu compte de quelque chose. Personne n’est au courant de ce qui se trame entre les Dacota et les Kentury. C’est vraiment étrange. Je pense que le Gouvernement souhaite garder le secret pour ne pas effrayer la population.
- Ce n’est pas mieux comme ça ?
- J’en sais rien. Oh, et dernière chose vous deux… Cessez de me vouvoyer, je déteste ça.
Prise au dépourvue, je laissai échapper un « Euh » d’hésitation. Eldor ricana.
Je me retournai vers Kailla, qui n’avait toujours pas dit un mot.
- Kailla ? Tu vas bien ?
- Ils n’envoient toujours pas de renforts… ? demanda t-elle après un temps de silence.
- Euh… Oui, c’est vrai que c’est bizarre.
- Ils doivent avoir peur de moi. En plus, ils savent que vous pouvez tuer. Du coup, ils préfèrent sauver leur peau plutôt que leur boulot, répondit Eldor.
- Comme je les comprends, lança Kailla avec une voix sarcastique.
J’éclatai de rire, suivie timidement de Kailla. Eldor jeta un regard circulaire puis prit son menton dans sa main. J’arrêtai immédiatement de rire. Il avait un air grave et soucieux.
- Il n’y a vraiment personne… Ils ont tellement peur de nous ?
Nous nous éloignâmes de la prison. Je remarquai alors qu’elle était située sur une colline.
J’entendis alors quelque chose d’effroyable. Des cris. Je demandai d’une petite voix :
- Vous les entendez ?
- De quoi ?
Je me précipitai au bout du terrain sans rien expliquer. Je brisai d’un seul coup mon élan et laissai échapper un cri de peur et de surprise. Devant moi se déroulait un drame sans nom.
Eldor et Kailla s’approchèrent et regardèrent à leur tour. L’homme-Démolosse jura et Kailla tomba à genoux.
Notre ville natale était en feu. Partout, on voyait des Gijinkas tomber, des bâtisses s’effondrer. Et aussi, plus effrayant, des centaines de Gijinkas affluaient de toute part et tuaient les civils.
Eldor se tourna vers nous et fit un geste circulaire de la main.
- Ceci, dit-il d’une voix tremblante de colère, est l’œuvre des Kentury.

Chapitre 9:
« C'-c'est ça que font les Kentucky ?» répétais-je d'une voix faible.
Je regardais au loin, sans vraiment trop voir ce qu'il se passait. J'avais l'impression qu'il y avait un voile devant mes yeux. Ma gorge était serrée.
Brusquement, sans dire quoique ce soit, je m'effondrais en larmes. C'était dans cette ville que j'avais appris tout ce que je connaissais, que j'avais grandi, et que j'avais rencontré toutes les personnes que j'adorais. Et maintenant, je voyais mes souvenirs partir en cendres et en larmes. Mon enfance, non, la mienne et celle de Kailla, dévastée en quelques minutes à peine.
Ma meilleure amie m'enlaça, pleurant aussi sur mon épaule. Plus aucune chance de revoir nos proches, de revenir dans notre collège, ou même de rester ensemble à divaguer sur des sujets sans importance.
Eldor restait debout, derrière nous. Il prit une voix grave, et, sans tact ni douceur, lâcha :
« Bienvenue dans ma réalité.»
Je saisis la manche de Kailla et déversais encore plus mes larmes sur son épaule. La vision de la ville en feu me déchirait le cœur, comme si on avait planté un katana dans ma poitrine. Le seul réconfort que j'avais, c'était la chaleur de Kailla. Et je me doutais bien que c'était réciproque.
« Pourquoi...» Ma voix tremblait, et je n'arrivais pas à la contenir. « Pourquoi ces salauds ont-ils fait ça ? C'est juste dégueulasse ! Ils tuent leur propre race !»
« Ils ont dû entendre que j'étais à la recherche de nouveaux éléments. Notre guerre est censée rester entre nos deux camps, sans risquer d'y impliquer la population.»
Kailla, nichée dans mon épaule, reprenait lentement sa respiration. Mais moi, j'avais beau me battre de toutes mes forces, je n'arrivais pas à reprendre le dessus sur mes sanglots. C'était juste... bien trop horrible...
Dans les jeux vidéo, lorsqu'un village est mis à feu et à sang, on a toujours dans l'idée de le venger... Peut-être que c'était le comportement à adopter ?
Je ne savais pas. De toutes les manières, je ne comprenais plus rien. Ma tête était vidée, mes yeux humides et brouillés.
« Glacia.»
Kailla se remit face à moi. Ses yeux étaient rouges, ses joues poussiéreuses et mouillées, ses cheveux en bataille. Ses ailerons luisaient même encore de vert fluo. En revanche, l'éclat de son regard était féroce.
« Glacia, on a devant nous le bordel que font les Kentucky. Et, à côté, Eldor, qui veut qu'on les rejoigne pour combattre les salauds qui ont fait ça. Tu veux vraiment rester ici à pleurnicher ?»
Je baissais les yeux. Bien sûr que non, j'en avais aucune envie. Absolument aucune. Mais je ne trouvais plus la force. J'étais épuisée. Léa s'était suicidée, Lydia était aux mains de la Justice, nos familles étaient mortes. Je serais les poings. J'avais presque envie de suivre le chemin de Léa. Ça faisait mal, tellement mal.
Kailla me secoua doucement l'épaule.
« Glacia, faut qu'on y aille. Ils vont nous retrouver sinon. Et on est pas de taille face à eux.»
J'opinai, et me levai. Ma meilleure amie m'aidait encore... Toute ma vie, moi, la faible, la retardée, j'avais été aidée par cette Gijinka Carmache... Et ça continuait, encore. Toujours. Je murmurai un faible 'Merci' qu'elle n'entendit même pas.
Eldor prit une profonde inspiration, puis dit :
« Je sais que c'est dur pour vous, mais ce n'est que le début. Venez avec moi. J'ai vraiment besoin de vous.» Ses yeux rouges s'égarèrent sur la ville en flammes. « Plus que jamais, à présent.»
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On a marché pendant longtemps. Vraiment longtemps. Des jours, qui avaient duré une éternité. Ma montre étalait chaque fois le même cercle de secondes.
Le temps s'écoulait à une lenteur exaspérante, depuis notre évasion de prison. Malgré ce que je disais j'avais perdu toute envie de vivre. Me savoir en vie m'écœurait. Dans ma ville natale, il existait des gens tellement mieux que moi ; et leur existence était rayée.
Et moi, je respirais encore.
Vraiment, ça me dégoutait.
Eldor appelait ça la lassitude. Pour Kailla, c'était l'ennui. Pour moi, ça restait sans nom. Ça me faisait juste mal au cœur.
Pendant trois jours, nous passâmes à travers des forêts, des rivières et des rochers. Eldor n'avait pas prévu l'attaque Kentucky, et encore moins le sacrifice des éclaireurs qui le transportaient pour sauver la population.
On avait un autre problème, aussi. Notre dernier repas datait du soir où nous avions tué Jekiel, et pas la moindre chose comestible, si ce n'était nous-même.
Lorsqu'enfin nous arrivâmes à destination, ma meilleure amie n'était plus que l'ombre d'elle même : les yeux voilés, pâle comme un linge, ses vêtements collés par la sueur et la boue. Elle avait été contrainte de lâcher ses cheveux, et il n'y avait plus qu'une masse informe et bleue sur sa tête.
Un rapide coup d'œil dans une mare m'indiqua la même conclusion. Eldor était le plus vigoureux de nous trois. Il avait passé les deux nuits à faire la garde, sans même accepter notre aide.
Pourtant, malgré les éraflures sur tout son corps, les cernes apparentes sous ses yeux et sa faim évidente, il continuait à faire tête à la route.
Devant l'entrée du camp, nous étions totalement silencieux. Kailla s'adossa à un arbre. Aussitôt, ses yeux tournèrent, et sa tête échoua sur son épaule. Je me précipitai pour la réceptionner avant sa chute.
Moi aussi, j'étais mal en point. J'étais affamée, et éreintée. Je me sentais comme une bougie qu'on aurait placée en plein courant d'air : éteinte, et encore exposée au danger.
Eldor s'avança vers moi, et saisit Kailla dans ses bras, à la façon d'une jeune mariée. Je m'agrippai à son bras, en dernier secours.
« Tiens bon, Glacia. On y est. C'est fini.»
Ses paroles, qui se voulaient réconfortantes, paraissaient loin, très loin à mon oreille.
Mon équilibre vint soudain à manquer. Je me retrouvais à genoux sur le sol terreux du camp des Dacotas. Soudain, une voix cria :
« Eldor !»
Une femme accourut vers notre sauveur. C'était une superbe Gijinka-Absol, habillée d'une simple combinaison blanche. Une faux noire se dressait dans son dos. Celle-ci plaça ses poings sur les hanches, et lâcha d'une voix lourde de reproches, mais aussi de soulagement :
« Putain, ça fait deux jours qu'on vous attend ! Que s'est-il passé ?»
« Je...» La voix d'Eldor tremblait. Soudain, il montrait ses limites. « Elena, plus tard. Occupe-toi de Glacia. J'emmène Kailla à l'infirmerie.»
« Oh là, tu crois pouvoir faire quoi, triple idiot ? Tu tiens à peine debout.»
Devant l'air déterminé d'Eldor, la dénommée Elena soupira et fit : « Okay. Je transporte l'autre.»
Je ne comprenais décidément plus rien à leur discussion. Ma perception était vraiment floue. Je sentis qu'on me soulevait, puis ce fut le noir complet.
_________________________________________________

Ça puait l'éther. Je n’avais jamais rien senti de pareil. Ça me donnait envie de vomir, une telle odeur.
Je me redressai en un bond. J'étais dans un lit d'hôpital, visiblement. La première chose que je vis fut ma nouvelle tenue. Ils avaient dû la changer pendant mon sommeil. Je me retrouvais donc en pull à col roulé et short. Pas terrible, mais ça devint rapidement le cadet de mes soucis lorsque je me rappelais les évènements de la veille.
Il n'y avait personne dans l'infirmerie. Juste moi et...
Je bondis hors de mon lit. Des vertiges assaillirent ma pauvre conscience à peine éveillée, mais je m'en souciais pas. Kailla dormait juste à côté de moi.
Je m'assis sur son lit, et soupirais de soulagement. Exactement, elle ne faisait que dormir. Elle avait vraiment été bien soignée - et rhabillée, par ailleurs. Ses cheveux avaient repris de la couleur, tout comme sa peau, et elle avait le sommeil paisible.
J'eus un léger sourire. Kailla était en bonne santé. C'était tout ce qui comptait.


Dernière édition par Venise le Mar 14 Aoû - 15:44, édité 3 fois
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Re: Galerie à fictions de Venise

le Sam 31 Déc - 16:45
Pour vous faire patienter un peu pendant que j'écris la suite de ma fiction, voici un OS. C'est une sorte de C/C de l'OS de Joey, mais avec Artikodin comme point de vue donc il est meilleur.
Enjoy !

Spoiler:
Artikodin se débarassa de son manteau de plumes et de son diadème qu'elle jeta en vrac sur un fauteuil de sa chambre puis s'assit sur son lit. Elle regarda son réveil.
Vingt trois heures tout pile.
Le Gjinka oiseau grogna et quitta doucement ses escarpins avant de se caler contre le mur. Elle replia ses genoux contre elle et posa sa tête dessus. Tout allait commencer.
Déjà, elle entendit un gémissement étouffé dans la chambre à sa droite.
"G-Glacia... Nh ! ~"
Rayquaza. Glacia devait déjà débuter leur nuit. Artikodin avait rapidement réalisé que la nouvelle recrue se tapait pas mal de monde. En tant que Glacia ou en tant que Persephone, elle n'en savait rien. En tout cas, la Légendaire n°3 savait au son des cris et des gémissements que la n°6 pouvait désormais ajouter Mewtwo, Deoxys, Darkrai, Entei, Rayquaza et même Arceus à son panel de conquêtes.
"Ce-Celebi... NYAAAA !"
Voilà les deux gamines du groupe. Etant néophytes dans le domaine de la baise, Celebi et Shaymin couchaient absolument TOUS les soirs, essayant chaque fois de nouvelles choses, allant de la simple position apprise par une de leurs homologues jusqu'au "jouet" acheté dernièrement.
"Fais-Fais moi mal... Cre-Crefadet..."
Encore un duo ! Enfin, plutôt un trio vu les gémissements graves qui s'échappaient de la pièce, alors que Crefadet avait une voix un peu plus claire. Les frères et sœurs Crefollet, Crefadet et Crehelf se lâchaient complétement. A ce qu'Artikodin entendait, Crefadet était toujours le dominant mais Crefollet savait rendre efficacement le plaisir qu'il lui procurait. Et Crehelf, en tant que scientifique aguerri, aimait, disons, approfondir, et ce dans tous les sens du terme, sa connaissance en anatomie humaine et en expérimentation des battements de cœur soumis au crescendo du plaisir. En tout cas, c'était ce qu'il prétendait.
Artikodin se mordilla la lèvre. Seulement trois couples sur la dizaine étaient réveillés. Peut-être allait-elle pouvoir dormir cette nuit ?
"HAN ! ENTEI ! PLUS VITE ! ~"
Wow. Comment Suicune pouvait-il crier aussi fort après tant de nuits à s'arracher les cordes vocales?
De tous les trio, Entei, Suicune et Raikou étaient les plus violents. Les trois dominaient et savaient se faire dominer, et faisaient toujours le plus de bruit possible. Mais, en fait, Artikodin devait admettre qu'ils avaient raison de faire tant de bruit, vu que tout le monde s'obstinait à en faire !!
"Hmpf, Sakura... Me fais pas attendre bordel..."
Oh, le maître avait une solide envie apparemment. Et la Gijinka Mentali, malgré ses airs gentils, était une vraie sadomasochiste. A chaque fois, c'était le même manège : Sakura le faisait attendre en le torturant comme cela n'était pas permis, puis, en trente secondes, ni une ni deux, Arceus atteignait son paroxysme. Et ce fameux paroxysme se répétait quatre ou cinq fois par acte.
Artikodin glissa le long du mur et se roula en boule. Comment pouvait-elle réussir à dormir au milieu de ces cris, de ces gémissements et autres soupirs ? La Gijinka passa une main sur son visage et entendit alors un autre couple.
"De-Deoxys, ah !"
Ben voyons. Jack et Deoxys. Ils étaient toujours les derniers, étrangement. Enfin, c'était terminé. Il n'y aurait pas d'autre couple ce soir. Artikodin pourrait dormir tranquille.
C'est alors que...
"Ray-Rayquaz-AH ! ~"
"Shaymin, te fous pas- Nh ~"
"SUICUNE ~ HAN !"
"Hm, Saku-Aaaah ~"
"J-Jack ! ~"
C'en fut trop pour la pauvre Artikodin. Elle sortit de sa chambre en trombe, ignorant les murs frappés, les portes qui se faisaient presque fracasser, les divers vêtements et sous-vêtements ainsi que les cris de jouissance féminins et masculins. Elle remarqua à peine les autres couples qui étaient passés à l'acte, comme Lugia et Ho-Oh ; Latios et Latias ; Jirachi et Mew ; Kyogre et Groudon et encore d'autres, si cela était possible.
La Gijinka savait qu'un des Gijinkas ne dormait que rarement dans le lit d'un autre. Et à en juger par les voix qu'elle avait entendues, il semblait se reposer ce soir là.
C'est ainsi qu'elle déboula comme une fusée dans la chambre de Darkrai. Le Gijinka haussa un sourcil, se détachant de son livre.
- Que se passe t-il ?
Sans rien dire, Artikodin se jeta sur lui et plaqua ses lèvres avec force sur les siennes, l'attrapant par le col pour l'amener plus près. Darkrai rougit violemment et repoussa son assaillante, qui répondit aussitôt :
- Toi aussi tu les entends, n'est-ce pas ? TOUS LES SOIRS ! Mais aujourd'hui...
Elle commençait déjà à le déshabiller.
- Aujourd'hui... On va faire du bruit tous les deux...
Elle arracha d'un geste les vêtements de son futur amant et commença aussitôt son travail.
"ARTI-AH ~ Hm, han... HAN !"
"Bordel, ils en font du bruit..."
"Tiens, pour une fois qu'Artikodin couche..."

XxX

Artikodin ouvrit les yeux. Elle avait passé une nuit atroce à coucher avec ce type qu'elle détestait.
Elle se rhabilla rapidement, ne réveillant même pas son amant et sortit de la chambre. Dans le couloir, elle croisa Entei, Suicune et Raikou, tous les trois uniquement en pantalon et qui la regardaient avec respect. Artikodin sourit et avança d'un air pompeux.
"Et ce soir... Ça sera la même chose." pensa la Gijinka Oiseau avec le sentiment qu'elle pourrait désormais se venger.


Dernière édition par Bernkastel le Mer 23 Mai - 19:52, édité 1 fois
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Re: Galerie à fictions de Venise

le Ven 18 Mai - 19:34
Fiou.
Ca faisait longtemps Onchonche
Donc me revoici avec une ch'tite série d'OS complétement... hn. Décalés ? Onchonche Mais je sais que vous aimerez BAH

# Glacia x Artikodin ; crackfic ; sorte de AU! ; shôjo-ai/yuri
Spoiler:

"Hmpf. La situation ne pourrait être pire."
"Fufufu ~ J'apprécie pourtant ce genre de moments avec toi, très plaisaaaaaaaaaaant, hihi ~"
"L-La ferme..." marmonna Artikodin, ses joues pâles virant au rose.
En réponse, la jeune femme-Givrali frappa l'eau, éclaboussant son aînée de mousse et d'eau chaude. Artikodin jeta un seul regard sur les gerbes d'eau, qui congelèrent en plein air.
Persephone fit la moue.
Ce déchet le méritait. Elle ne cessait de la taquiner. Artikodin avait appris à faire avec, mais dans une situation pareille...
Artikodin plia ses bras sur le bord de la baignoire, le visage toujours coloré de sa gêne. La porcelaine était agréable, mais l'eau chaude agressait sa peau, ce qui n'était pas pour la rendre des plus supportables.
Elle posa la tête sur ses bras pliés puis murmura :
"Si l'eau chaude est si limitée dans cet archipel, pourquoi tu n'as pas pris ta douche avec Rayquaza, hein ? Il aurait été content..."
Perséphone éclata de rire. Artikodin n'avait jamais remarqué cela avant, mais la poitrine de Glacia... Était...
Elle préféra détourner les yeux.
Comment pouvait-elle manquer à ce point de pudeur ? Glacia était sûrement plus calme...
D'ailleurs, Arceus avait dit : "Tu iras avec Glacia." 'Glacia', pas 'Perséphone' ! Comment pouvait-elle se retrouver avec Perséphone au lieu de Glacia ? C'était inadmissible !
Et puis...
Si elle était avec quelqu'un d'autre, ce fameux quelqu'un ne rirait pas. Pas comme ça.
Mais peut-être qu'il, ou elle, se plaindrait du fait qu'Artikodin prenait toute la place (étant donné sa taille). Elle entrerait dans une rage folle. L'eau deviendrait rouge. Et plus personne ne pourrait utiliser la salle de bains parce que personne n'arriverait à la nettoyer.
Au moins, avec les deux mètres vingt et les quatre-vingt dix kilos de muscles de Glacia, elles s'égalaient.
Elle devait peut-être ressentir de la gratitude, qui sait ?
Enfin, son rire lui tapait sur les nerfs.
Fiou...
Bon, la situation était très délicate : être dans un bain, nue, avec une autre femme était une chose qu'elle n'avait jamais expérimenté. C'est vrai que prendre un bain avec les vêtements aurait été compliqué... Mais peu importe...
Est-ce que c'était cette manie d'Arceus d'essayer de la rendre plus libertine ? Ou alors, est-ce que ça avait un quelconque rapport avec ces livres bizarres de romance que le trio des chiens Légendaires lisaient en pleine réunion ?
Qui savait, et qui même s'en occupait ?
Artikodin ne s'inquiétait pas vraiment de la cause de cette situation.
Elle s'inquiétait surtout de ce qui allait arriver maintenant qu'elle était là.
"Allez, détends-toi !" Perséphone s'étendit dans la baignoire, repliant les jambes pour laisser de la place à l'autre Légendaire. "Pourquoi tu es aussi coincée ? Même lors de nos combats je te trouvais plus relax."
"Ce n'est pas une question de ça, c'est juste que nous passons notre temps à nous insult- Hé qu'est-ce que- Nh..."
Perséphone appréciait visiblement profiter du corps de Glacia pour réaliser des *trucs* parfois vraiment bizarres. Comme cette fois où elle s'était amusée, avec l'aide de Entei et de Suicune, à déverser de l'eau bouillante dans le palais d'Artikodin. La glace et la neige avaient aussitôt fondu, et la femme-oiseau était entré dans une colère digne d'un orage.
Enfin, elle sortait légèrement du sujet.
C'était à cause d'Arceus qu'elle faisait ça, non ?
Le roi Légendaire l'avait prévenue une fois, mais elle ne l'avait jamais pris au sérieux. En fait, dans un élan d'immaturité enfantine, elle se trouvait même à l'imiter : "Je sais que ce sérieux est typique chez toi, mais si tu ne fais pas un effort pour sourire, je crois que je vais devoir faire quelque chose..."
Était-ce finalement cet avertissement qui était mis à exécution ?
Perséphone... Était en train de lui masser les épaules.
Sa pression n'était ni trop forte ni trop faible, et suffisait pour chasser toute la tension des combats qu'Artikodin avait accumulée. Et si on oubliait le fait que celle qui lui massait les épaules était Perséphone... C'était plutôt agréable...
Hnn...
Artikodin s'arqua volontairement, offrant son dos æ sa cadette, qui devait sûrement avoir un sourire triomphant sur le visage.
Ses joues prirent une teinte rose clair.
"E-Espèce de... E-Enfoirée..."
Mais ses mots étaient à contrario de son attitude. Perséphone s'en rendit rapidement compte, car elle éclata de rire, sans cesser de presser ses doigts contre la peau humide de la femme-oiseau.
Artikodin laissa échapper un léger gémissement.
Aaah, si Perséphone continuait comme ça, elle... e-elle...
"Hihi ~ Ça a l'air de te plaire ~ Tu ne bronches même pas, alors que je dois être la première à te faire ça, nooooooon ? ~"
La respiration d'Artikodin était loin d'être régulière ; et les mains de la Gijinka toujours sur ses épaules, lui faisant tout oublier, et e-et...
Soudainement, Perséphone enleva ses mains.
Artikodin grogna de mécontentement.
"Hhn, qu-qu'est-ce que tu attends ?"
"Que tu me complimentes."
Le regard d'Artikodin lança des éclairs, mais comme elle était de dos à l'autre femme, le regard plein de haine qu'elle voulait lui adresser... ne fut jamais adressé.
"D'accord, d'accord, si ça avait été quelqu'un d'autre, je lui aurais arraché les nerfs moteurs avant qu'il ait l'idée même de poser les mains sur moi, mais- mais, c-continue, ah, ce que tu faisais, j-juste ici..."
"Hoho !" Perséphone sourit de plus belle. "J'ai donc trouvé un point faible ?"
"Pff, n'importe quoi. Tout le monde a des petites faiblesses de ce genre. Et puis, ferme-la."
"Uh ?"
"Tu me donnes mal à la tête."
"Oh, que c'est méchaaaaaant ~ En tout cas, j'adore t'entendre faire ces petits bruits, on dirait un chiot, fufufu ~"
"Eh ! C'est seulement de TA faute si je réagis comme ça ! Tu n'es même pas capable de garder tes mains loin de moi, espèce de perverse !"
"Pffft, que tu es crueeeeeeelle ~ Enfin, je pense que ça serait plus agréable..." Perséphone pencha la tête sur le côté. "... Si tu ne m'insultais pas, hm ?"
"Sh." Un léger sourire flotta sur les lèvres d'Artikodin. "Nous sommes toujours en train de nous insulter, quoiqu'il arrive. Ce n'est pas ça qui va changer."
Perséphone eut un petit rire d'approbation, puis, aussi soudainement que la première fois, ses doigts se reposèrent sur les épaules d'Artikodin. Le corps entier de la femme-oiseau fut parcouru de frissons lorsque la Gijinka Givrali entama de lents cercles sur son exacte faiblesse. Elle faisait glisser de l'eau chaude sur sa peau, massant plus agréablement son dos et ses épaules avec la mousse. Oú est-ce que Glacia avait appris à être si compétente ? Elle aurait bien voulu lui demander, mais elle n'était pas sûre d'obtenir une réponse satisfaisante et puis... E-Elle n'arrivait même pas à former une phrase cohérente et grammaticalement correcte dans son esprit, alors si elle la laissait s'échapper de sa bouche... Ça ne résultait qu'en un gémissement.
S-Si elle était aussi réactive à un contact de ce genre, qu'est-ce que ça serait quand, q-quand...
Aaah, pourquoi pensait-elle à ça au juste ?!
"Hm..."
Peut-être que, finalement, c'était une bonne chose, d'être avec Perséphone plutôt qu'avec un autre. Aucun autre ne la masserait comme ça, elle en était persuadée.
Nh, que c'était bon...
La seule chose qui pouvait gâcher ce moment, c'était la constante idée d'avoir cette fille avec un sourire triomphant, moqueur, presque sadique sur le visage, alors qu'Artikodin était réduite au stade d'épave rougissante, tremblante et dépourvue de lucidité.
L'orgueil d'Artikodin était trop grand pour laisser passer ça !
"S-Stop."
Perséphone cligna des yeux curieusement, observant avec un certain intérêt Artikodin.
Celle-ci avait agrippé les poignets de la jeune femme, et leurs mains flottaient en plein air. L'aînée était rouge pivoine, et la cadette souriait doucement, même avec l'air grave et sérieux d'Artikodin face à elle.
"T-Ton sourire." La voix d'Artikodin semblait plus... sauvage ? "Il m'agace."
"Qu'est-ce qui ne va pas avec mon sourire ?"
"AAAH, rien que le fait de te voir sourire a-alors q-que... Sh, tu m'agaces, tu m'agaces, tu m'agaces ! T-Tu agis comme si tu étais entièrement en contrôle, et, e-et..."
"Mais..." Le sourire de Perséphone s'évanouit. Elle était soudain plus sérieuse. "Nous savons toutes deux que c'est vrai, n'est-ce pas ?"
Artikodin ouvrit la bouche pour répondre, mais Perséphone n'entendit jamais sa réponse.
Elle avait trop parlé. Il y a des temps pour discuter, et ce moment n'en était pas un.
Donc, Perséphone posa ses mains sur la nuque d'Artikodin et, après quelques secondes de considération, pressa fermement ses lèvres contre celles d'Artikodin.
Artikodin, quant à elle, eut un sursaut, mais Perséphone gardait prise. Aucune n'avait fermé les yeux, et avait mutuellement croisé leurs regards.
Perséphone recula, sans bouger ses mains, sans casser leur fixation mutuelle. Artikodin était tétanisée : elle me bougeait plus, ne parlait plus, ne respirait même plus.
C'était un bon moyen de la faire taire ~
"Q-Qu'est-ce que... Tu... C'était... Je..."
Perséphone haussa un sourcil.
"Perséphone..."
"C'est mon prénom. Bien joué."
Artikodin ne put poursuivre, coupée une fois de plus par la bouche de Perséphone, posée contre la sienne. L'aînée était aussi raidr qu'un bout de bois. Elle... Elle n'avait jamais fait ça avant ! C'était la première fois qu-qu'elle embrassait quelqu'un, surtout au vu du lieu et, et...
...
Artikodin mit son orgueil de côté, pour une fois.
Puis, lentement, se décida à répondre au baiser, les yeux clos.
Perséphone ne put s'empêcher de sourire. Enfin, Artikodin se détendait.
Sans attendre plus longtemps, elle glissa sa langue sur les lèvres d'Artikodin, qui frissonna. Ça aussi, c'était particulièrement nouveau. Et... c'était même... eh, sympathique.
En quelque sorte.
Entre guillemets.
Perséphone n'était pas vraiment des plus douces, et quémandait des réponses de manières assez brutales. Artikodin entrouvrit volontairement la bouche, curieuse de voir ce qui allait se passer.
Enfin, des choses comme ça - partager de la salive avec Perséphone, plaquée contre la porcelaine glacée du bain et bloquée entre le corps de la Gijinka - étaient extrêmement rares. En fait, c'était même la première fois qu'elle partageait de la salive tout court, et ça n'était pas trop désagréable.
Artikodin le comprit rapidement. Cela aurait été un mensonge que de dire qu'il n'y avait pas de tendres sentiments impliqués, au vu de la façon dont Perséphone répondait et s'assurait qu'Artikodin appréciait.
En tout cas, pas de doutes là-dessus.
Lorsque Perséphone se détacha, elles étaient toutes les deux tremblantes et empourprées, avec le souffle court.
"P-Perséphone, tu- aaah..."
Pour la troisième fois en une dizaine de minutes, ce qu'allait dire Artikodin fut coupé par Perséphone, qui l'embrassait doucement sur la mâchoire. Elle descendait progressivement sur son cou, et, dans le même temps, elle avait posé ses mains dans le dos d'Artikodin, la gardant sous elle et intimant le contact poussé entre leurs corps.
La réponse d'Artikodin était immédiate : elle soupirait, le dos arqué inconsciemment. Son visage était rouge, les yeux fermés, et elle avait rejeté la tête en arrière.
En somme, elle perdait pied.
Les lèvres de Perséphone étaient à présent sur sa clavicule. Lentement, presque avec hésitation, la Gijinka passait sa langue sur la peau pâle d'Artikodin. Lorsqu'elle eut suffisamment de courage, elle utilisa les dents, mordant avec douceur pour ne pas effrayer Artikodin. Celle-ci se retenait de se tortiller contre le corps de l'autre femme, les lèvres serrées pour s'empêcher de gémir.
Après tout, si elle continuait à faire du bruit comme ça... Les autres auraient des doutes, n'est-ce pas ?
Elle ressentait une chaleur bizarre dans le ventre. C'était ça qu'on appelait le désir ?
Elle n'en savait rien. Et n'avait pas tellement envie d'y réfléchir.
Perséphone, quant à elle, commençait à s'agiter. Ses mouvements étaient désordonnés, et il lui arrivait de laisser échapper de petits gémissements.
Et Artikodin qui l'incitait à aller plus loin...
La Gijinka resta quelques secondes sans rien faire, la tête sur l'épaule d'Artikodin, puis se décida finalement à descendre progressivement ses mains, les ramenant entre leurs corps et les glissant sous l'eau, quand-
"Qu-Qu'est-ce que... ?!"
Perséphone bondit si violemment qu'elle manqua de s'éclater le crâne contre le bord de la baignoire. Et Artikodin avait l'impression de s'être écrasée après un long vol.
Se tenait là l'un des trois combattants de la prophétie de Sakura Shirogami.
Jack.
Ses yeux rouges étaient grand ouverts, tout comme sa bouche. On aurait dit qu'il venait d'entrer par surprise dans une orgie, et, si on exceptait le fait qu'il n'y avait que deux personnes, c'était un peu le cas.
Son visage était aussi rouge que sa mèche.
(Perséphone n'aurait jamais pensé que cela était possible, connaissant Jack. Mais ce propos devrait être exclu de ses pensées.)
Artikodin sentit son sang se figer dans ses veines. Elle aurait souhaité s'enterrer six pieds sous terre. Ou même disparaître dans son ombre. Malheureusement, Darkrai s'occupait autre part avec une belle Gijinka-Hyporoi.
"Hm... Hello, Jack... ?"
"Salut..." Jack répondit par automatisme, le temps de comprendre ce qu'il s'était déroulé quelques secondes plus tôt. Ses joues semblèrent gagner en température.
Artikodin se demanda l'espace d'un instant si Jack était gêné du fait qu'il l'ait vue en plein pelotage avec Perséphone, ou s'il culpabilisait de les avoir dérangées.
En tout cas, il venait de faire volte-face, et plaquait sa main contre son front.
Elle comprenait qu'il se sente si embarrassé, m-mais elle était tout aussi mortifiée !
"Arceus m'a dit que la salle de bains était libre... J-Je vais le tuer !"
En un panache de fumée, le Gijinka-Etouraptor disparut. La serviette et les vêtements qu'il avait pris, toutefois, restèrent dans la pièce, et tombèrent au sol, lamentablement.
Tout comme la fierté d'Artikodin.
Après un très, très long silence, les deux femmes échangèrent un regard. Puis Perséphone prit la parole, la voix plus douce que la normale :
"D'accooord... Ça a complétement tué l'ambiance, hihi..."
Artikodin leva le regard vers le plafond, et croisa les bras devant sa poitrine. Elle faisait la moue, le genre de moue dont elle aurait obligatoirement réfuté la nature si on lui avait demandé.
"Arceus..." marmonna t-elle. "S'il ne te tue pas, *je* le ferais..."
XxX
Après s'être lavée consciencieusement sans même risquer un regard vers Perséphone, Artikodin se trouvait donc dans la salle de réunion du palais d'Arceus, ressassant les événements de l'heure précédente.
Ça ne l'aidaif pas vraiment.
Elle n'avait qu'une envie : jeter sa fierté, prendre sa tête dans les mains et chouiner.
Mais bon, sa fierté était vraiment trop grande.
Elle était en train de bouillir intérieurement, en somme.
Et c'est ce moment que Perséphone choisit pour faire son entrée.
Les deux femmes se toisèrent, l'air plus sérieux que jamais.
Puis, Perséphone parla.
"Je m'excuse."
Artikodin haussa un sourcil. Sa voix...
"Ah, c'est Glacia, c'est ça ?"
Glacia donc, hocha la tête.
"Je suis désolée. Je m'excuse pour la connerie que Perse' a pu faire. Elle a dépassé les bornes."
Artikodin ne dit pas un mot. Pourquoi elle s'excusait ?
... M-Même si elle avait du mal à l'admettre...
... Poursuivre avec Perséphone ne lui semblait plus une si mauvaise idée.
"Hmpf. Ce déchet esf une vraie perverse. La prochaine fois, je la tuerais."
Glacia sourit, et enchaîna :
"On se partagera le cadavre. Enfin, si c'est possible." Elle tendit sa main gauche. "Vraiment, je m'excuse."
Artikodin observa sa main d'un air de scientifique.
Puis se rendit compte de quelque chose avec horreur.
A force de vivre avec Glacia et sa double Perse' , elle avait su les différencier, mais uniquement de part leur tatouage.
Il s'avérait que la fleur était éclose s'il s'agissait de Glacia, et fermée quand c'était Perséphone aux commandes.
Et... La rose était ouverte en ce moment, comme tout à l'heure lorsque... L-Lorsque...
Artikodin ouvrit des yeux médusés vers la Gijinka. Elle, contrairement à ce qui aurait du se passer, avait un grand sourire narquois aux lèvres. Presque malicieux, sauvage.
"M-Mais... Pourquoi t'as fait ça ?"
"Cherche pas. En tout cas... Ça serait dommage de rater le coche, non ? Comme moi comme pour toi, fufufu ~"
Les deux femmes se fixèrent. Artikodin commençait à rougir, bon gré mal gré, et Glacia ressemblait à une vraie tigresse.
...
... Et puis...
Lentement, les lèvres d'Artikodin adoptèrent le même sourire. Elle se leva, tranquillement, et enroula ses bras autour de la nuque de Perséphone.
"Si quelqu'un nous trouve maintenant..."
"J'en fais le festin de mes esclaves ce soir." interrompit la Légendaire la plus âgée.
Glacia sourit.
Artikodin aussi.


Dernière édition par Bernkastel le Mer 23 Mai - 19:53, édité 1 fois
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Re: Galerie à fictions de Venise

le Mer 23 Mai - 19:52
# Arceus x Rayquaza ; crackfic ; shônen-ai

Spoiler:
« Haha, merci Ray', ça n'a pas l'air mal ~ » Arceus prit la tasse entre ses deux mains, se réchauffant un peu grâce à l'eau chaude.
« De rien... Mais s'il vous plaît, arrêtez de m'appeler Ray'. C'est gênant. »
« Okay, Raynounet. » Arceus adressa au Raynounet un sourire perfide. « Enfin... »
Il porta la tasse de thé à ses lèvres, sentant délicatement l'odeur. Il sourit.
« J'apprécierais tell~ement t'avoir comme majordome. Tu pourrais me faire du thé à la rose autant que je voudrais... »
Rayquaza prit un siège à côté du roi Légendaire, et croisa bras et jambes. Il avait les sourcils froncés, mais semblait réfléchir à autre chose.
Arceus reposa sa tasse de thé, puis joua avec la cuillère en or entre deux de ses doigts. Le silence était seulement troublé par l’entrechoquement du métal et de la porcelaine.
« Haha, avoir un majordome me fait quand même penser à quelque chose... » Le roi Légendaire sourit, l'air relax et le cœur léger. « Comme dans les animés, tu sais ? »
« Oh... Je n'en ai pas vraiment vu beaucoup, à vrai dire... Mes seules connaissances se limitent aux magical girls. »
« Hi- Attends. Tu aimes les magicals girls ? Ces petites loligirls, avec leurs cheveux en couettes et leurs robes roses ? Aurais-je découvert un secret trè~ès intéressant chez toi ? ~ »
Rayquaza leva les yeux au ciel pour seule réponse.
Tch, Rayquaza arrivait à rester cool et in-control dans toutes les situations. C'en devenait irritant.
Profondément irritant.
« Disons que je ne regarde pas ça par ma propre initiative. Il faut dire que Celebi et Shaymin adorent en regarder. Créfollet et Créfadet également... »
« J'ai une armée de lolicons... ? » demanda Arceus comme pour lui-même, les paupières clignant son étonnement.
« Je crois que Perséphone et Darkrai aiment aussi ce genre de shows. »
« Hihihi... C'est une blague, n'-n'est-ce pas ? » Le sourire d'Arceus était figé. « Enfin... Ils peuvent aimer ce qu'ils veulent... »
Rayquaza éclata de rire devant l'embarras mêlé de gêne dans la voix de son roi. C'était plutôt surprenant de le voir agir comme ça.
Même lui annoncer qu'il avait raté une rave-party conviant tous les Légendaires qui avait fini en bordel pas possible ne le mettait pas dans un état pareil.
« Darkrai a un attrait pour ces filles en robe rose... ? »
« Surtout Sakura, de Card Captor Sakura. »
« C'est pas la petite fille avec un ami lion, qui change régulièrement de tenue ? » Le visage d'Arceus blanchissait comme un linge.
« Si, si, c'est ça ! » Rayquaza était plié de rire, observant son cher roi céder en un mélange entre de la surprise, de la colère et du désarroi. « Darkrai adore les animés avec de la magie et des fins heureuses. C'est toujours un gosse, malgré l'âge... »
Arceus plia les bras, essayant visiblement de soutenir et digérer les révélations.
« Par ailleurs..." Rayquaza poursuivait, un grand sourire presque diabolique sur le visage. "Je crois que Mewtwo aussi- »
« AAAAAAAH ! » Arceus hurla, prenant sa tête entre ses mains. « Je parlais d'animés hentai, moi ! Pas de loligirls avec leurs cheveux en couettes ! »
Arceus se mit à pleurnicher tout seul, sous le regard amusé et médusé du Légendaire.
« … »
« … »
« ... ...Donc au final... Je n'ai pas découvert un côté fétichiste de ta personnalité ? »
« Je crains que non. » répondit Rayquaza, plaçant sa main sous son menton. « Pourquoi ? Vous vouliez que nous ayons un point commun ? »
« E-Eh ?! Qu'est-ce que... Hihi... »
Arceus riait plutôt jaune, ses mains devant le visage comme pour se défendre d'un ennemi invisible.
... ...Eh.
Magical Girl Mewtwo... ?
A-Ah, à quoi pensait-il ?!
« Hé, de-de quoi tu parles ? Je n'aime que les femmes à forte poitrine, comme Sakura !! M-Même un pervers a des limites, ihihi... »
« D'accord. Pardonnez-moi. » Rayquaza hocha la tête. Puis, lentement, ses lèvres s'étirèrent en un rictus bizarre. « Cependant... Je me souviens toujours de la fois où vous aviez rétréci par magie les vêtements de Sulfura... »
« A-Ah, c-c'était un accident ! » Arceus vira au rouge pivoine, manquant de briser la tasse de thé à force de serrer le poing. « Ou-Ou une blague ! Appelle ça c-comme tu veux ! »
« Oui, une blague... Vraiment une blague amusante, surtout pour l'orgueil de Sulfura... Je vous admire pour cette ingéniosité, fufufu ~ »
« J-Je me suis déjà excusé des centaines de fois ! » bafouilla le roi, qui perdait soudain toute crédibilité. « Puis, elle est morte depuis des mois, ce n'est pas maintenant que je vais pouvoir changer les choses... »
« Assurément... En tout cas, je plaignais cette pauvre, pauvre Sulfura qui ne pouvait plus porter aucun vêtement sans être serrée à l'étouffement ~ Et puis, il fallait dire que ses jupes étaient vraiment très courtes, et ses hauts plus que moulants ~ »
« N-Neh, je me suis déjà excusé !! »
Rayquaza cacha sa bouche derrière sa main et se mit à rire.
Bleh.
Le ton de Rayquaza était tellement sucré et mielleux que cela lui rappelait sa tasse de thé, qui commençait à pleurer.
Une tasse de thé qui pleure est un phénomène bien sûr impossible, mais le fait d'avoir Rayquaza sous les yeux devenait irritant.
Sérieusement, ce type agissait toujours élégamment et poliment, mais c'était vraiment qu'un sale gosse ! Entre son armée remplie de loliboys - Darkrai et Mewtwo, f-franchement ! - et le fait que ce foutu Légendaire se moque de lui de cette manière...
H-Hi, c'était un cauchemar !
Enfin, il était le seul que Rayquaza taquinait, en y repensant. Il devrait peut-être se sentir flatté, m-mais il lui rendait la vie horrible !
... ...N-Non ?
... Dans tous les cas, il continuait toujours à discuter avec lui.
Dans tous les cas, il appréciait beaucoup la compagnie de Rayquaza, peut-être même plus que celle de tous ces autres tarés.
Dans tous les cas... Rayquaza était s-sûrement... ce qu'on pouvait appeler.
... ...Che.
Une 'sorte d'ami'.
Même si Arceus détestait l'admettre.
Bon, Arceus avait toujours développé une grande affinité envers ceux qui le faisait vraiment chier, comme Perséphone avec sa manie de se pointer alors qu'il était en plein acte avec Sakura ('AAAAH ! Vous êtes trop choupiiiiiiiiiiiiiis ! Kyakyahahahahaha !!'). Bref.
Il était peut-être un masochiste dans l'âme.
A-ah, et maintenant, Rayquaza commençait à envahir son espace personnel encore une fois, en souriant de cette façon si déconcertante qu’Arceus en frissonna ; c’était le prix à payer d’un thé à la rose ?!
« H-hm, tu sais exactement ce que tu fais là, v-vire-toi de l-là, ah putain ! » Arceus recula dans sa chaise. « Tu deviens agaçant, là, juste maintenant. »
« Meuh non ~ » Rayquaza s’assit sur l’accoudoir du siège d’Arceus, un grand sourire sadique sur le visage. « Je m’amuse ~ »
« Ton sens de l’humour est… tordu. »
« Le vôtre aussi. Dois-je vous rappeler pourquoi vous avez rétréci tous les vêtements de Sulfura ? Ou comment vous vous moquez d’Artikodin dès qu’elle a le dos tourné ? ~ »
« Hé, tes blagues sur elle sont pires que les miennes. »
« La question n’est pas là. » répondit Rayquaza du tac au tac.
« H-ha, mais dégage de là ! » Arceus était tellement compressé dans son siège qu’il aurait fallu le sortir à coup de pioche. « J’aimerais boire mon thé tranquillement ! Sans… »
Arceus réfléchit quelques secondes. Il lui fallait un argument plus que valable pour faire partir Rayquaza de là. Et au plus vite.
La situation devenait bizarre.
« Sans, sans… Oh, sans ton regard qui se languit d’amour devant moi ~ »
Rayquaza fronça les sourcils. « Qu’est-ce qui vous fait passer que je me languis d’amour pour vous ? C’est ridicule comme idée. »
« C’est simple. » Arceus improvisait totalement. « Ta façon d’être, la façon dont tu t’occupes de moi, le fait que tu t’amuses fortement à me taquiner, ce plaisir sadique à vouloir toujours être avec moi. Tu n’es jamais avec quelqu’un d’autre, et donc j’en dé-mmm… … ? »
Et sur ce, Arceus se retrouva complétement à court de mots.
En fait, il lui était assez difficile en étant embrassé comme ça.
Les yeux d’Arceus s’écarquillèrent en surprise, choqué et horrifié ; il sentait tous ses organes internes se resserrer dans un nœud. Des millions de pensées traversaient son esprit, pour la grande majorité remplie de choses sans importance.
Le reste ressemblait plutôt à ça :
Huh. Embrasser Rayquaza n’est pas différent d’embrasser Sakura. C’est… la même chose, les lèvres,la bouche, tout ça…
… Il n’est pas aussi demandeur que Sakura.
Il est toujours très raffiné, il faut dire. Comme un gentleman.
Il aurait pu me demander la permission… J’ai toujours su qu’il n’était pas un gentleman…

Rayquaza se détacha du roi Légendaire aussi soudainement que lorsque le baiser avait commencé. Arceus doutait même du fait d’appeler ça baiser, vu qu’il n’y avait que la petite action de lèvres contre lèvres ; enfin, il n’avait même pas eu besoin d’ouvrir la bouche ou quoique ce soit- non pas qu’il en ait eu l’envie, m-mais…

… Bref.
Arceus prit une grande inspiration, le visage rouge et le regard rivé sur le sol, hésitant entre le carrelage et les yeux de Rayquaza.
« D’accord. Qu’est-ce que c’était que ça ?! »
« Je vous ai juste donné raison. Je crois que les gens apprécient quand on leur donne raison, n’est-ce pas ? »
« M-mais… » Arceus s’enfonça encore dans son siège, tellement qu’il sentait le dossier plier. « Je n’étais même pas sérieux !! »
« … Hm. Oubliez ça. » Rayquaza rougit légèrement, puis disparut, se téléportant dans un autre coin du palais.

Au moins… Arceus avait atteint son objectif.
Rayquaza était parti.
Che…
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Re: Galerie à fictions de Venise

le Ven 29 Mar - 18:25
Ahlala. Oui, j'ai déjà un truc en cours. Mais voilà, je m'emmerdais. Donc voici... LE FABULEUX AU DE LGDG, le tout en parodie \o/ A prendre au 35000 éme degré au moins.

Dossier n°1 : Glacia Iceon, ou les mouvements capillaires d'un spaghetti cru
Spoiler:
Il était une fois...
... Hm, les contes commencent toujours par 'Il était une fois'. Il y a toujours aussi la saloperie de princesse à aller sauver des griffes du dragon qui l'a enlevée pour un prétexte plus que bidon. Et ils finissent heureux, Bla, bla, bla. C'est juste un truc emmerdant à lire pour endormir ton gosse à trois heures du matin parce qu'il est réveillé à cause de ses dents.
Et pourtant, ça commence par 'Il était une fois'. Il existe des gens qui n'ont pas froid aux yeux...
Enfin, autant commencer par une autre formulation. L'entrée en matière est foutue, là.
Conneries de conte à la Disney.

***

Nelly : «AAAAAAH, GLACIA ! BORDEL, REGARDE OÙ TU METS LES PUTAINS DE PÉNICHES QUI TE SERVENT DE PIEDS !»

L'interpellée fit volte-face, de grandes mèches de cheveux bleus volant grâce à la fabuleuse inertie qu'accumula la jeune femme en faisant ce tourbillon. Les mèches, pourtant non freinées par l'arrêt soudain de la belle Givrali, continuèrent leurs courses telles des fusées en plein espace, avant de s'écraser lamentablement sur le visage pâle et fin de la propriétaire de ces cheveux. Enfin, d'un magnifique, souple et gracieux mouvement de la nuque, la chevelure couleur ciel reprit sa place initiale sur les épaules fines de Glacia Iceon.
Voici comment décrire sur quelques lignes les mouvements capillaires et perpétuels de la jeune Glacia Iceon.
Elle faisait à présent face à Nelly Snake, une superbe femme tout parée de violet, qui foudroyait du regard non pas les cheveux resplendissants de la femme-Givrali - elle aurait peut-être eu de quoi être jalouse, qui sait ? -, mais le visage de celle-ci, avec une face assez similaire à celle d'un chien enragé.
Ou juste à celle de Nelly Snake en colère.

Nelly : «Putain, t'abuses. T'as bousillé tout le branchement électrique, c'est HS maintenant. Je vais devoir tout refaire.»

Glacia : «C'est de ta faute aussi, t'en laisses partout, ça traîne n'importe où.»

Nelly : «N'importe quoi.»

Glacia : «J'ai retrouvé une de tes pinces crocos plantés sur une tomate dans le frigo.»

Nelly : «J'faisais une expérience.»

Glacia : «Le câble RJ45 au-dessus de la baignoire...»

Nelly : «Il séchait.»

Glacia la regarda d'un air consterné, un poing sur la hanche. Du genre, 'Prends moi pour une conne', ce que Nelly s'adonnait à cœur joie.
Ce fut ce moment que la femme-serpent répliqua.

Nelly : «Dans ce cas, parlons de toi aussi, avec ta manie d’apporter à manger n'importe où !»

Glacia : «Hé !» Glacia sembla soudain outrée, les bras croisés sur sa poitrine et une moue boudeuse. «Le spaghetti cru entre les touches de ton clavier, c'est arrivé qu'une fois !»

Nelly : «Mais quelle idée aussi ! T'es toujours en train de bouffer ! Et tu grossis jamais !»

Glacia : «Normal, je grandis encore.»

Nelly haussa les sourcils. C'était pas la première fois qu'elle entendait cet argument, mais chaque fois, cela la surprenait encore un peu plus. Glacia, grandir encore ?

Nelly : «Mais... Comment tu peux grandir encore ?» demanda Nelly, quasi désespérée et abattue. «Je fais un mètre soixante-dix, c'est déjà grand, m-mais toi...»

Glacia s'approcha de Nelly, extirpant ses pieds de l'enchevêtrement de fils et câbles en tout genre. La femme serpent eut l'impression subite de rétrécir.
Non, Glacia n'était pas humaine !
... Enfin, par essence, un Gijinka n'était pas humain, m-mais c'était pas le sujet, voilà !
Glacia, à peine dépassé la vingtaine d’années, faisait déjà plus de deux mètres vingt-cinq.
Enfin, vingt-sept, dirait-elle.
Et elle n'avait, au grand dam de Nelly, pas fini de grandir. Un vrai cauchemar par sa colocataire, en somme. Si elle voulait garder leurs regards liés, deux solutions s'offraient à elles : soit Glacia se baissait, soit Nelly levait la tête. Et Glacia était bien trop orgueilleuse pour plier ses genoux. Donc, Nelly avait chaque semaine une séance de kinésithérapeute pour sa pauvre nuque malmenée, ce dont Glacia prenait un malin plaisir à se moquer.
Bon, aussi, quand on est une grande perche de plus de deux mètres, on peut s'autoriser quelques folies.

Nelly : «Glacia, je te hais.» lâcha Nelly, rouge de honte et de colère, à deux doigts de péter un câble. «En plus, tu sais que j'ai super mal au cou.»

Glacia : «Certainement.»

Nelly : «Sadique.»

Glacia : «En effet.»

La femme serpent s'autorisa enfin à baisser la tête. Sa géante de colocataire lui donnait une impression de soumission, et ce depuis leur connaissance. Pour une femme comme Nelly, c'était quelque chose d'infernal et d'insupportable. Nelly aimait bien Glacia... Mais lorsqu'elles faisaient à peu près la même taille. Sinon, qu'elle aille se faire foutre, c'est tout.
Pire que tout, Glacia avait une paire d'oreilles de Givrali, donc au moins une vingtaine de centimètres à rajouter. Ce qui ramenait... Au minimum de deux mètres cinquante.
Nelly ne s'était jamais sentie aussi humiliée e-et petite qu'en présence de Glacia. Un jour, elle lui ferait payer, c'était une promesse. Elle savait pas encore comment, mais son esprit de savante folle fera le boulot assez rapidement.

Glacia : «Enfin bref.» soupira Glacia. «Tout ça pour te dire que j'ai fini de préparer le repas.»

***

Glacia et Nelly étaient toutes deux assises à leur table de cuisine, mangeant dans un silence de mort mortel.
Eh non, c'est bien possible. On entendait même les ébats du voisin, trois étages en-dessous. Et la concierge qui faisait les carreaux dans l'appartement d'à côté.
Alors que Glacia plantait sa fourchette dans son assiette de pâtes, elle releva le regard pour apercevoir une pure vision d'horreur : Nelly, les yeux exorbités, la pupille dilatée, la bouche grande ouverte et les traits tirés. La femme Givrali haussa les sourcils de plusieurs crans.

Nelly : «Glacia...» murmura la femme-serpent d'une voix tout droit sortie d'un film d'horreur.

Glacia : «Euuuh... Oui ?»

Nelly : «JE SAIS CE QU'ON VA FAIRE CET ETE !!»

Et avec cette déclaration phénoménale, la table toute entière qui se renverse et Glacia qui évite de justesse et une Nelly souriante comme jamais, le pied sur la chaise à l'horizontale et le poing levé comme la Marianne.

Nelly : «On va former un groupe de musique !»

Il ne manquait plus que le halo de lumière et la musique de victoire du dernier Final Fantasy pour parfaire le tableau, tellement c'était exquis.

Glacia : «N-Nelly...»

Nelly : «Quoi ?» La femme-serpent baissa les yeux vers son amie et colocataire. «Un souci, ma grande ?»

Glacia prit une profonde inspiration. Toujours remplir ses poumons d'air frais quand on est en situation difficile, même si la piaule a pas été aérée depuis quinze jours.
Note personnelle : engueuler Nelly.

Glacia : « T’es con ou t’es con ? »

Nelly : « Me prends pas mes répliques. Puis d’ailleurs y’a un concours en août je crois. »

Glacia : « Mais sérieux, t’as attaqué le lino ou quoi ? »

Nelly n’avait toujours pas quitté sa position, sûrement très fière de son effet. Glacia soupira et se pinça l’arête du nez.

Nelly : « On gagnera du blé ! Et on vivra sous les projecteurs ! »

Glacia : « Arrête la came, Nelly… »

Nelly : « Hé ! J’suis sérieuse ! Mon dernier bédo date d’hier soir ! »

Glacia : « Enlève ton pied de cette table… »

Nelly : « Non. »

Glacia : « Si. »

Nelly : « Non. »

Glacia : « … »

Poussée par une force d’intelligence surnaturelle, la jeune femme sourit narquoisement.

Glacia : « Non. »

Nelly : « Si. »

Glacia : « Ah, tu vois ! »

Nelly s’aperçut alors de la méprise et de la fourberie dont Glacia venait de faire preuve, avant de se mettre à hurler. Et, comme d’habitude, lorsqu’une geek camée s’énerve…

Nelly : « Un jour, tu verras, j’aurais assez de thune pour te kick du chan #appartement, tu riras moins, espèce de troll ! Et je ne retrouverais plus tes spaghettis crus dans mes claviers ! »

Et notre héroïne se plongea dans un rire fou, sombre et machiavélique, pendant que Glacia reprit son activité, c’est-à-dire manger ses pâtes, sans lui prêter attention.
Bah oui, elle l’avait toujours dit, la télévision distrayait les idiots.

Glacia Iceon, 21 ans. Etudiante en fac de droit, colocataire de Nelly. Fan invétérée du Gangnam Style et de Cindy Sanders. Excessivement conne.


Dossier n°2 : Nelly Snake, ou la came, c'est indispensable !
Spoiler:
Une fois la table remise à sa place, et le bordel, qu’une certaine Mariannelly droguée avait étalé au sol, nettoyé, nous retrouvons donc nos deux héroïnes…
… En pleine séance d’exorcisation.
Bah oui. Glacia comprenait pas que Nelly puisse vouloir faire de la musique.
Donc, elle était en train de noyer sa colocataire sous une tonne et demie et gri-gri, lotions, crucifix et autres poupées vaudous tout en l’étouffant à la vapeur d’un liquide bizarre qui bouillonnait. Ca devait éliminer le Malin en elle.
Le pire dans l’histoire, c’est que Glacia chantait Papillon de Lumière. Et faux.

Nelly : « Help… S.O.S… »

Au bout du 42éme refrain de la chanson préférée de son abrutie de colocataire, Nelly décida de s’extirper, avec grande difficulté de cet enterrement prématuré, avant de foutre une claque à Glacia.

Nelly : « Je t’ai dit que ça fait plus de 20 heures que j’ai pas roulé, j’me sens bien ! »

Glacia : « Zut j’ai dû foirer un truc. Ça aurait dû s’arrang- »

Nouvelle claque, qui se prit seulement des mèches bleues.

Glacia : « Elle arrive même plus à me viser, c’est grave ! »

Et là, avec un cri de guerre formidable, Nelly se jeta sur Glacia.
Le combat fit rage. Du sang, des larmes, de la sueur, et Glacia qui continuait de chanter du Cindy Sanders pour se donner du courage.

Nelly : « MAIS PUTAIN TU VAS FERMER TA SALE GUEULE ! »

Et Nelly distribuait des coups jusqu’à épuisement, pendant que la fan de Papillon de Lumière dansait le Gangnam Style pour éviter la tornade de poings, de pieds et de disques durs externes qui s’abattaient sur elle.
Donc, finalement, le combat se résuma à un 1-0 facile pour Glacia.

Glacia : « Fais un peu de muscu si tu veux espérer me toucher. T’es navrante. »

C’est à cet instant qu’un éclair fou s’alluma dans les yeux de Nelly.

Nelly : « Camée… »

Glacia : « Oui, tu l’es. »

Nelly : « Camée, camée… »

Glacia : « Ah nan, recommence pas avec ce jeu de m- »

Nelly : « CAMEE, CAMEE, CAMEE, AAAAAAAH ! »

Et avec ce jeu de mots extrêmement bas et un Mawashi Geri tout en puissance, Glacia fut terrassée. Cette fois-ci, la musique de victoire de Final Fantasy Dissidia se déclencha (et ce qui est fort dans la parodie, c’est qu’on se demandera même pas pourquoi !)

Nelly : « HAHAHA ! MEURS, SALE LAMASTICOT ! TU NE M’EMPECHERAS PAS DE VIVRE MA VIE EN .EXE, DROGUE ET ROCK’N’ROLL ! »

Nelly Snake, 24 ans. Sans emploi, colocataire de Glacia. Geek droguée qui, alors qu’elle ne peut pas payer son loyer, trouve toujours du fric pour sa coke. Hystérique à toute heure, même clean. Semble aimer les jeux de mots pourris.
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Re: Galerie à fictions de Venise

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